Ce 25 mai vous serez amenés à élire vos députés régionaux, fédéraux et européens. De ce triple choix, découlera la formation des coalitions au pouvoir et par conséquent les orientations politiques des 5 années à venir. J’ai déjà essayé de vous convaincre de toute la pertinence de soutenir le projet écologiste en ce moment clé. Je vous parlerai donc, cette-fois ci, de femmes et d’hommes qui le portent. Mais tout d’abord je voudrais revenir sur les événements du 15 mai dernier.

Ce jour là, je me suis levé dès potron-minet, à l’appel de l’alliance D19-20, pour faire un peu de bruit autour d’une rencontre trop discrète entre le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, et le gratin du business mondial. L’European Business Summit débutait alors dans le très discret palais d’Egmont.

Arrivé à vélo, j’ai très vite compris que ce petit monde était bien retranché et protégé comme le sont nos ministres lors d’une réunion du conseil. Rapidement éconduit dans ma naïve tentative d’approcher la forteresse, je me suis retrouvé pris au piège avec plusieurs centaines de manifestants. Les forces de police ont alors commencé à arrêter systématiquement toutes les personnes qu’elles ont pu circonscrire et asperger ceux qui échappaient à leur cordon, alors qu’aucune atteinte à des bien où des personnes n’aient été constatée. Ce jour là, nous étions de l’ordre de 275, dont 3 parlementaires ecolo et de nombreux candidats aux élections, à avoir été arrêtés et privés de liberté.

A lire : 240 personnes interpellées, dont trois députés Ecolo, lors d’une manifestation à Bruxelles



Mais si cette journée passée à l’ombre restera pour moi importante et troublante, elle suscite surtout en moi la volonté indéfectible de continuer à me battre, d’une part, pour ce que j’étais venu défendre ce jour là, mais aussi, dorénavant, pour garder le droit fondamental de m’exprimer de la sorte.

Passons donc à l’essentiel ; que faisais-je dans cette galère !

Depuis à peu près un an, le commissaire au commerce négocie dans la plus grande opacité un accord de dérégulation transatlantique. C’est ce projet de traité qu’on nomme Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) ou Transatlantic Free Trade Area (TAFTA). En quelques mots, il vise :

  • d’une part à éliminer les barrières non-tarifaires au commerce entre l’Europe & les Etats-Unis, càd, harmoniser par le bas les normes sociales, environnementales & sanitaires qui s’imposent aux entreprises, qu’elles produisent des biens ou fournissent des services,
  • la mise sur pied du mécanisme Investor-State Dispute Settlement (ISDS) au travers duquel les états peuvent se voir condamnés devant une juridiction privée par des entreprises parce qu’ils auraient, de par leur action politique, entravé le commerce de ces dernières.

Selon ses promoteurs cet accord devrait permettre un gain de croissance en Europe de 0,5 % du PIB. (sans préciser à qui bénéficierait ces 0,5%)

Seuls les verts et la gauche radicale ainsi que quelques socialistes rebelles se sont opposés, lors d’un vote au PE le 23 mai 2013, au mandat de négociation proposé par la DG Trade.

Ce 15 mai, je manifestais donc pour que vous entendiez parler de çà et des petites conversations très privées que le commissaire De Gucht entretient avec les patrons des multinationales.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous recommande de consulter la page de la Quadrature du Net consacré au sujet ainsi qu’une vidéo de 12 minutes par Etienne Lebeau, le spécialiste des questions européennes à la CNE, avec qui j’ai eu la chance de faire connaissance ce 15 mai, alors même que nous nous faisions arrêter.

 

Ce dimanche, vous voterez aussi « pour l’Europe ». J’en profite donc pour vous inviter à voter « pour une autre Europe ». La bataille contre la dérégulation, elle n’a pas commencé le 15 mai pour Philippe Lamberts, notre tête de liste européenne, nommé « l’ennemi numéro 1 de la City » par le Wall-Street Journal, alors qu’il obtenait une limitation des bonus des banquiers.

Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite donc à jeter un œil à son site web . Vous pourrez constater qu’outre le fait qu’il ne manque pas d’humour, il a un autre projet pour l’Europe et il est capable de le défendre.

 


 

La liste des candidats éligibles aux élections fédérales et régionales en région bruxelloise est, quant à elle, disponible sur le site web de la régionale.

A la chambre, je vous invite sans hésitation à porter votre attention sur les tête de liste, Zakia Khattabi et Benoît Hellings mais aussi sur Séverine de Laveleye, coordinatrice d’une ONG spécialisée dans l’éducation au développement, ainsi que sur Dominique Decoux, présidente du CPAS de Schaerbeek et Oriane Todts, avocate stagiaire au barreau.

A la région, outre l’invitation à voter pour moi, je vous invite à jeter un œil aux candidatures suivantes : Zoé Genot, députée fédérale sortante ; Catherine Lemaitre, conseillère communale à Bruxelles-Ville ; Ingrid Parmentier, fonctionnaire à la région ; Christine Verstegen, spécialiste des questions de handicap ; Londé Ngosso, membre fondateur de l’asbl Genres Pluriels et Matteo Segers, artiste engagé.

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