Comme en 2009, je porterai la bannière des Écologistes Confédérés pour l’Organisation de Luttes Originales (en abrégé ECOLO) aux élections régionales bruxelloises. En 47e place effective, c’est plus une invitation à partager le projet de société des écologistes qu’une invitation à me propulser dans l’arène (quoique, si vous êtes environs 5000 à être convaincus, j’irai me battre avec les fauves).

De mon point de vue, Ecolo reste la seule formation politique en mesure de gouverner qui porte un projet de société holistique. De surcroît, c’est le parti qui est, tout à la fois, le plus transparent, démocratique et inclusif. C’est aussi un parti ou le travail collectif l’emporte sur l’égocentrisme.

A nos yeux, les crises économique, énergétique, alimentaire, politique, migratoire, climatique, de l’emploi, de la mobilité, du logement, …. ne sont que les symptômes de la crise d’un modèle de société qui n’est plus adapté aux contraintes de notre époque.

De notre point de vue, c’est bien l’ensemble du modèle qu’il faut revoir avec l’objectif de permettre à chacun ici et ailleurs, aujourd’hui et demain, de trouver sa place. Ma conviction, que je partage avec les écologistes, c’est que c’est bien en renforçant la solidarité, la collaboration entre les êtres humains qu’on arrivera à faire face à ce défi.

Notre vision, nous l’avons consignée dans un manifeste de 13 pages que je vous invite à lire. En ce qui concerne le programme politique qui en découle, je voudrais surtout vous convaincre qu’il déborde de loin les questions environnementales auxquelles certains tentent de nous cantonner. Je vous invite donc à en parcourir la table des matières et à passer un peu plus de temps sur les sujets qui vous tiennent à cœur (la totalité du document comporte plus de 800 pages).

En ce qui concerne plus spécifiquement Bruxelles, nous avons décliné notre programme en 10 priorités pour la région et ses habitants.

S’il y a cinq ans, je vous proposais de porter des thématiques (Mobilité & Aménagement du territoire, Libertés et Démocratie, Logiciels Libres, Laïcité institutionnelle, Ecologie & Economie) qui me tenaient sincèrement à cœur, elles étaient encore assez isolées les unes des autres.

Entre temps, j’ai choisi de travailler dans le « non-marchand », j’ai fondé un comité de quartier, tenté une initiative de transition, adopté la collocation, participé à la mise en place d’un gasap, me suis engagé dans la représentation syndicale, participé à des formations et ateliers organisés par Etopia ou la CNE, découvert la haute montagne, …

Ces engagements ainsi que mes voyages m’ont aussi permis de rencontrer des personnes qui vivent d’autres réalités et/ou qui on choisi de vivre autrement. Ces rencontres, elles aussi, alimentent et nourrissent ma réflexion politique.

Les concepts qui ont permis aux logiciels libres de se développer se sont étendus à bien d’autres domaines : création artistique, hardware, mobilier, données ouvertes, cartographie, outils, maisons, …

Fablabs, repair-cafés, cafés associatifs, sel, gasap, monnaies locales, potagers collectifs, … se développent et constituent le ferment d’une économie collaborative & circulaire.

Tant et si bien qu’à présent, réduire les inégalités, garantir à chacun la liberté d’agir selon ses convictions dans un monde qui valorise le partage et la solidarité sont les valeurs qui, réunies, guident mes priorités politiques, à savoir :

  • partager le temps de travail plutôt que d’opposer chômeurs et travailleurs,

  • répartir équitablement l’impôt sur le travail et le capital,

  • assurer à chacun les mêmes droits indépendamment de toute forme d’identité ou de choix de vie,

  • offrir à chaque jeune un enseignement accessible et adapté qui lui ouvre les portes de la citoyenneté,

  • permettre à chacun de s’alimenter, de se loger, de se déplacer, de travailler et de se divertir sans affecter notre environnement,

  • développer une économie durable, circulaire & collaborative,

  • réduire notre dépendance à l’automobile et aux combustibles fossiles,

  • garantir à tous l’accès à une information libre, au travers d’outils libres,

  • protéger notre vie privée.

 Je rajouterais en prime : tenter d’être inclusif dans toutes les mesures prises, càd se poser la question de l’impact des mesures sur les différents publics et en particulier ceux qui sont fragilisés.

Laurent Pirotte Affiche Régionales 2014

 

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