Les logiciels, sont des outils qui nous permettent de créer, d’accéder, de modifier et de diffuser de l’information. Ces outils sont, en outre, nés de notre intelligence commune et de l’accumulation d’un savoir collectif. Il est donc important de garantir un libre accès à ces outils si on veut préserver notre liberté d’expression, de création ou simplement d’accès à une information libre.

Une mainmise de quelques grands groupes sur cette connaissance serait, non seulement très dommageable pour la garantie de nos droits fondamentaux, mais constituerait aussi un énorme frein à la création et l’innovation.

Non seulement, je m’oppose donc à toute tentative d’inclusion des logiciels dans le champ d’application de la législation sur les brevets , mais je compte bien promouvoir l’usage des logiciels libres :

  • par l’obligation d’utiliser des standards ouverts au sein des administrations
  • par la mise sur pied d’une législation garantissant, pour un acheteur de matériel informatique, de choisir librement les logiciels préinstallés, en ce y compris le système d’exploitation
  • par l’application d’une grille d’évaluation en faveur des logiciels libres dans les appels d’offres publics
  • par la mise à disposition de pcs équipés logiciels libres dans les écoles, et ce dès le primaire
  • par la mise sur pied de formations :
    • continuée, pour les enseignants
    • de promotion sociale, pour les travailleurs & demandeurs d’emploi
  • par des aides à l’expansion économique ciblées sur les entreprises innovantes dans le secteur des logiciels libres
  • par la création d’une pépinière et/ou d’un incubateur d’entreprise spécifique à ce secteur en région bruxelloise.

Salutations & à bientôt

Laurent Pirotte, 50eme candidat Ecolo aux régionales mais aussi membre du BxLUG et de la FSFE.

Signataire du pacte du logiciel libre de l’APRIL.

 


La plupart de ces revendications sont d’ailleurs reprises en détail dans le programme d’Ecolo :

 

« de systématiser l’utilisation des logiciels libres de droits dans le champ public (pouvoirs publics, administrations, écoles…). »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 1 « Démocratie » – p 12/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1383
« de soutenir un développement économique ouvert en refusant que les logiciels soient considérés comme des inventions relevant de la législation sur les brevets ; pour Ecolo, les logiciels sont des langages qui doivent rester accessibles à tous ; dans ce cadre, il convient par ailleurs de s’assurer du respect de l’interdiction de la vente liée (qui conditionnerait par exemple l’achat d’un ordinateur à celui d’un logiciel), afin de permettre à chacun de choisir voire de développer ses propres outils logiciels ; »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 1 « Démocratie » – p 14/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1383 (le même, donc)

 

« Ecolo entend également voir systématiser l’acquisition de logiciels informatiques utilisant des standards ouverts, dans le but de garantir l’interopérabilité des systèmes, de sécuriser l’archivage des contenus numériques et garantir la pérennité de l’accès électronique aux contenus numériques. »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 3 « Service public » – p 41/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1393

 

« Dans ce cadre, Ecolo soutient fermement que les logiciels développés spécifiquement pour – et de manière plus générale – utilisés par des autorités publiques, doivent être autant que possible des logiciels libres afin de garantir notamment la transparence et la pérennité des investissements publics dans ces logiciels.  Cela permettra aussi plus facilement à d’autres autorités de réutiliser ces logiciels pour leur propre administration électronique. Il en va de même pour les « tiers » qui doivent communiquer sous format électronique avec une autorité publique. »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 3 « Service public » – p 37/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1391

 

« Sur base du modèle du logiciel libre, de nombreux scientifiques, et plus particulièrement dans les domaines de la physique et de la médecine, ont lancé des revues scientifiques en libre accès. La Déclaration de Berlin sur le Libre Accès à la Connaissance en Sciences exactes, Sciences de la vie, Sciences humaines et sociales est explicite : « De nouvelles possibilités de diffusion de la connaissance, non seulement sous des formes classiques, mais aussi, et de plus en plus, en s’appuyant sur le paradigme du libre accès via l’Internet, doivent être soutenues. Nous définissons le libre accès comme une source universelle de la connaissance humaine et du patrimoine culturel ayant recueilli l’approbation de la communauté scientifique. »
Programme Ecolo 2009 – Livre IV « Pour une société qui se développe » – Chapitre 5 « Recherche et Innovation » – p 76/77
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1433

PS : Un grand merci à Frédéric Peeters à qui je dois cette compilation d’articles issus du programme

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