Sans aucun doute, la mobilité et l’aménagement du territoire, c’est mon dada ! C’est donc tout naturellement que je commencerai, dans ce premier billet, par vous évoquer mes priorités dans ce domaine :

  • Tout d’abord, intégrer la gestion de l’espace et du mouvement. La région a fait l’objet de nombreux plans et études de gestion ( PRAS, IRIS 2, PPAS, ZIR, PCM,  …) soit de l’espace, soit de la mobilité, mais sans intégration de ces deux paramètres qui sont pourtant intimement liés. Il en résulte un manque de cohérence dans les politiques.
  • Agir tant sur la demande de mobilité que sur la mobilité elle-même. Nous nous déplaçons de plus en plus et c’est particulièrement vrai pour les familles avec enfants. Nombre de ces déplacements résultent de l’absence ou de la suppression de services de proximité de qualité (crèche, école, bureau de poste, académie, club sportif, commerces, …) ou encore de procédures administratives trop complexes. La mise en place de services de proximité apporte non seulement une solution à nos besoins d’hypermobilité, mais est aussi pourvoyeuse d’emplois non-délocalisables.
  • Offrir tant aux habitants de Bruxelles qu’à ceux qui y travaillent des transports en commun attractifs en terme de temps de parcours, de confort et de fréquences, et ce tant aux heures de pointe qu’aux heures dites « creuses ». La croissance du trafic automobile à Bruxelles est maintenant principalement le fait des Bruxellois. Si ceux-ci continuent malgré tout à acheter des voitures, cela veut dire qu’on ne répond pas correctement à leur besoins et c’est particulièrement vrai les soirs & week-ends.
  • Rééquilibrer l’utilisation de l’espace entre les différents moyens de transport. Recréer de la convivialité par l’aménagement de zones piétonnes et semi-piétonnes au sein des quartiers, tant au centre-ville que dans la première et seconde couronne. Attribuer en priorité l’espace aux transports en communs, aux voitures partagées, aux cyclistes et aux véhicules motorisés nécessaires (médecins, livreurs, aides à domicile, …)
  • Encourager les offres d’usage partagé de la voiture (Cambio, VAP, MYAUTO, …). A Bruxelles, les voitures individuelles sont utilisées, en moyenne, 1h par jour ! Le temps restant, elles encombrent la ville. Découpler l’usage de la propriété est d’autant plus une solution que nombre d’automobilistes dimensionnent leur voiture en fonction des quelques jours par an où ils partent en vacances.
  • Donner la priorité absolue aux transports en commun aux carrefours. Les trams, ne doivent s’arrêter qu’aux arrêts ou quand ils croisent d’autres trams !
  • Supprimer les no-bikes-land et créer de vraies pistes cyclables là où on a créé de véritables autoroutes urbaines. La petite et la grande ceinture sont de véritables barrières pour les cyclistes alors qu’elles sont bien assez larges pour y créer de vraies pistes cyclables.
  • Financer partiellement les investissements colossaux requis en matière de mobilité alternative par un péage urbain à l’entrée du pentagone.
  • Offrir une alternative à la voiture de société par le biais de la carte hypermobil. Cette carte à puce permettrais à son détenteur de voyager sur l’ensemble des réseaux de transport, de faire usage du taxi, du Thalys, du carsharing et d’acheter ou louer un vélo.
  • Intégrer le RER dans l’offre de mobilité intra-régionale. Tel que décrit dans le PRD, le RER doit autant servir les Bruxellois que les navetteurs. Ainsi, les 48 haltes RER prévues au PRD doivent être réalisées et déservies régulièrement par la SNCB ! La proposition faite récemment par Etienne Schouppe de ne déservir que 37 haltes et de dévier le trafic RER à l’est et l’ouest pour réserver la jonction aux trains IC-IR est en ce sens inacceptable. La priorité doit être donnée au RER et TGVs dans la jonction. A l’exception des trains touristiques, les trains IC-IR peuvent avoir leur terminus soit à la gare du Nord ou à la gare du Midi. Le développement du RER dans Bruxelles est une alternative financièrement raisonnable au métro dans bien des cas. A moindre frais, il serait possible de déservir correctement Forest, Schaerbeek et Uccle. Sans refinancement structurel de la région, le métro ne doit être envisagé que s’il n’y a pas d’autres alternatives, sans quoi son développement se fera au détriment du réseau de surface.
  • Abandonner le projet BILC, qui revient à installer un centre logistique routier transeuropéen à 4km de la Grand-Place ! Par contre, développer une plateforme de transbordement multimodale rail-route-eau afin de limiter au maximum la traversée de la ville par des semi-remorques.
  • Remplacer, dans les trains, les compartiments de 1ere classe par des compartiments « silence », sans distinction de tarif  par rapport à l’actuelle seconde classe. Permettre de monter à bord des trains avec son vélo sans supplément tarifaire.

Nombre de ces revendications sont d’ailleurs portées par le monde associatif uni sous la bannière de la plateforme SMOB ! En ce qui concerne le RER, je vous invite à lire leur communiqué ainsi que l’interpellation de Céline Delforge, au parlement régional.

à bientôt, pour un second billet sur l’innovation, les logiciels libres & la protection de notre vie privée.

Merci à Alex & Steve pour la relecture !

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