Archives mensuelles : mai 2009

Les logiciels, sont des outils qui nous permettent de créer, d’accéder, de modifier et de diffuser de l’information. Ces outils sont, en outre, nés de notre intelligence commune et de l’accumulation d’un savoir collectif. Il est donc important de garantir un libre accès à ces outils si on veut préserver notre liberté d’expression, de création ou simplement d’accès à une information libre.

Une mainmise de quelques grands groupes sur cette connaissance serait, non seulement très dommageable pour la garantie de nos droits fondamentaux, mais constituerait aussi un énorme frein à la création et l’innovation.

Non seulement, je m’oppose donc à toute tentative d’inclusion des logiciels dans le champ d’application de la législation sur les brevets , mais je compte bien promouvoir l’usage des logiciels libres :

  • par l’obligation d’utiliser des standards ouverts au sein des administrations
  • par la mise sur pied d’une législation garantissant, pour un acheteur de matériel informatique, de choisir librement les logiciels préinstallés, en ce y compris le système d’exploitation
  • par l’application d’une grille d’évaluation en faveur des logiciels libres dans les appels d’offres publics
  • par la mise à disposition de pcs équipés logiciels libres dans les écoles, et ce dès le primaire
  • par la mise sur pied de formations :
    • continuée, pour les enseignants
    • de promotion sociale, pour les travailleurs & demandeurs d’emploi
  • par des aides à l’expansion économique ciblées sur les entreprises innovantes dans le secteur des logiciels libres
  • par la création d’une pépinière et/ou d’un incubateur d’entreprise spécifique à ce secteur en région bruxelloise.

Salutations & à bientôt

Laurent Pirotte, 50eme candidat Ecolo aux régionales mais aussi membre du BxLUG et de la FSFE.

Signataire du pacte du logiciel libre de l’APRIL.

 


La plupart de ces revendications sont d’ailleurs reprises en détail dans le programme d’Ecolo :

 

« de systématiser l’utilisation des logiciels libres de droits dans le champ public (pouvoirs publics, administrations, écoles…). »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 1 « Démocratie » – p 12/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1383
« de soutenir un développement économique ouvert en refusant que les logiciels soient considérés comme des inventions relevant de la législation sur les brevets ; pour Ecolo, les logiciels sont des langages qui doivent rester accessibles à tous ; dans ce cadre, il convient par ailleurs de s’assurer du respect de l’interdiction de la vente liée (qui conditionnerait par exemple l’achat d’un ordinateur à celui d’un logiciel), afin de permettre à chacun de choisir voire de développer ses propres outils logiciels ; »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 1 « Démocratie » – p 14/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1383 (le même, donc)

 

« Ecolo entend également voir systématiser l’acquisition de logiciels informatiques utilisant des standards ouverts, dans le but de garantir l’interopérabilité des systèmes, de sécuriser l’archivage des contenus numériques et garantir la pérennité de l’accès électronique aux contenus numériques. »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 3 « Service public » – p 41/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1393

 

« Dans ce cadre, Ecolo soutient fermement que les logiciels développés spécifiquement pour – et de manière plus générale – utilisés par des autorités publiques, doivent être autant que possible des logiciels libres afin de garantir notamment la transparence et la pérennité des investissements publics dans ces logiciels.  Cela permettra aussi plus facilement à d’autres autorités de réutiliser ces logiciels pour leur propre administration électronique. Il en va de même pour les « tiers » qui doivent communiquer sous format électronique avec une autorité publique. »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 3 « Service public » – p 37/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1391

 

« Sur base du modèle du logiciel libre, de nombreux scientifiques, et plus particulièrement dans les domaines de la physique et de la médecine, ont lancé des revues scientifiques en libre accès. La Déclaration de Berlin sur le Libre Accès à la Connaissance en Sciences exactes, Sciences de la vie, Sciences humaines et sociales est explicite : « De nouvelles possibilités de diffusion de la connaissance, non seulement sous des formes classiques, mais aussi, et de plus en plus, en s’appuyant sur le paradigme du libre accès via l’Internet, doivent être soutenues. Nous définissons le libre accès comme une source universelle de la connaissance humaine et du patrimoine culturel ayant recueilli l’approbation de la communauté scientifique. »
Programme Ecolo 2009 – Livre IV « Pour une société qui se développe » – Chapitre 5 « Recherche et Innovation » – p 76/77
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1433

PS : Un grand merci à Frédéric Peeters à qui je dois cette compilation d’articles issus du programme

Même si les sujets abordés ci-dessous sont souvent du ressort d’autres niveaux de pouvoir que le pouvoir régional, ils sont transversaux et me tiennent à cœur.

En matière de libertés, il me parait essentiel de garantir à chacun de vivre selon ses convictions pour peu que l’exercice de ces dernières n’entrave pas celles des autres.

Le combat de certains hommes et femmes fait de notre pays un modèle de ce point de vue :

  • 1972 – Dépénalisation de l’homosexualité
  • 1987 – Dépénalisation de l’adultère, traitement égalitaire de la filiation hors mariage
  • 1990 – Dépénalisation, sous conditions, de l’avortement
  • 1998 – Instauration du contrat de cohabitation légale
  • 2002 – Dépénalisation, sous conditions, de l’euthanasie
  • 2003 – Ouverture du mariage à deux personnes de même sexe.
  • 2006 – Ouverture de l’adoption aux couples de même sexe.
  • 2007 – Égalité de traitement entre cohabitants légaux et couple mariés au niveau des droits de succession.

     

Néanmoins, alors que chacun de nous est libre de faire ou ne pas faire usage de ces droits, certains groupes de pression tentent toujours de les remettre en cause ou d’entraver leur mise en œuvre.

Si, un jour, vous me confiez un mandat politique, je continuerai à veiller à ce que ces droits ne soient, non seulement, pas remis en question, mais aussi appliqués dans les faits.

Depuis 1998, une loi sur la protection de la vie privée encadre strictement l’enregistrement de données à caractère personnel. Si l’informatique nous rend, sans conteste, de nombreux services, notre vie privée est par contre de plus en plus souvent menacée. Dans la foulée des évènements du 11 septembre 2001 une série de mesures menaçant notre vie privée ont été prises :

  • Mise en place d’un passeport biométrique avec puce RFID
  • Communication unilatérale de données personnelles aux autorités américaines lors d’un vol transatlantique
  • Loi sur les techniques spéciales d’investigation
  • Loi dite « anti-terroriste »

     

Je réfute fermement l’affirmation selon laquelle les personnes qui n’ont rien à se reprocher n’ont rien à craindre de ces lois liberticides. Si ces mesures se sont avérées totalement inefficaces contre le terrorisme, elles ont, par contre, déjà révélé toute leur perversité : atteintes multiples à la protection de notre vie privée, a notre liberté d’association et d’expression.

D’autre part, sous le couvert d’une course à l’efficacité, on met en danger notre vie privée ou l’exercice de droits fondamentaux :

  • la carte Mobib : les nouveaux abonnements et futurs tickets de la STIB contiennent des données personnelles non protégées et de surcroit accessibles sans contact physique (technologie RFID).
  • le vote électronique : on a mis sur pied un système de vote complètement opaque pour le citoyen. Il est rigoureusement impossible de vérifier si le vote comptabilisé est bien le vote émis.

     

C’est donc, en totale cohérence avec le programme d’Ecolo par ailleurs, que je milite et continuerai à militer pour :

  • une réforme de la loi dite « anti-terroriste » et des dispositions liberticides prises dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.
  • le retour au vote « papier » et au dépouillement manuel par les citoyens.
  • la suppression des données personnelles sur la carte Mobib.

 

Salutations et à bientôt pour un troisième billet !

Laurent Pirotte, candidat Ecolo, mais aussi membre de la LdH.

 


Sources, liens utiles :

  • Vote électronique : Pour Eva
  • Loi anti-terroriste : Clea
  • Carte MoBIB : GSI
  • Passeport électronique : GSI

Sans aucun doute, la mobilité et l’aménagement du territoire, c’est mon dada ! C’est donc tout naturellement que je commencerai, dans ce premier billet, par vous évoquer mes priorités dans ce domaine :

  • Tout d’abord, intégrer la gestion de l’espace et du mouvement. La région a fait l’objet de nombreux plans et études de gestion ( PRAS, IRIS 2, PPAS, ZIR, PCM,  …) soit de l’espace, soit de la mobilité, mais sans intégration de ces deux paramètres qui sont pourtant intimement liés. Il en résulte un manque de cohérence dans les politiques.
  • Agir tant sur la demande de mobilité que sur la mobilité elle-même. Nous nous déplaçons de plus en plus et c’est particulièrement vrai pour les familles avec enfants. Nombre de ces déplacements résultent de l’absence ou de la suppression de services de proximité de qualité (crèche, école, bureau de poste, académie, club sportif, commerces, …) ou encore de procédures administratives trop complexes. La mise en place de services de proximité apporte non seulement une solution à nos besoins d’hypermobilité, mais est aussi pourvoyeuse d’emplois non-délocalisables.
  • Offrir tant aux habitants de Bruxelles qu’à ceux qui y travaillent des transports en commun attractifs en terme de temps de parcours, de confort et de fréquences, et ce tant aux heures de pointe qu’aux heures dites « creuses ». La croissance du trafic automobile à Bruxelles est maintenant principalement le fait des Bruxellois. Si ceux-ci continuent malgré tout à acheter des voitures, cela veut dire qu’on ne répond pas correctement à leur besoins et c’est particulièrement vrai les soirs & week-ends.
  • Rééquilibrer l’utilisation de l’espace entre les différents moyens de transport. Recréer de la convivialité par l’aménagement de zones piétonnes et semi-piétonnes au sein des quartiers, tant au centre-ville que dans la première et seconde couronne. Attribuer en priorité l’espace aux transports en communs, aux voitures partagées, aux cyclistes et aux véhicules motorisés nécessaires (médecins, livreurs, aides à domicile, …)
  • Encourager les offres d’usage partagé de la voiture (Cambio, VAP, MYAUTO, …). A Bruxelles, les voitures individuelles sont utilisées, en moyenne, 1h par jour ! Le temps restant, elles encombrent la ville. Découpler l’usage de la propriété est d’autant plus une solution que nombre d’automobilistes dimensionnent leur voiture en fonction des quelques jours par an où ils partent en vacances.
  • Donner la priorité absolue aux transports en commun aux carrefours. Les trams, ne doivent s’arrêter qu’aux arrêts ou quand ils croisent d’autres trams !
  • Supprimer les no-bikes-land et créer de vraies pistes cyclables là où on a créé de véritables autoroutes urbaines. La petite et la grande ceinture sont de véritables barrières pour les cyclistes alors qu’elles sont bien assez larges pour y créer de vraies pistes cyclables.
  • Financer partiellement les investissements colossaux requis en matière de mobilité alternative par un péage urbain à l’entrée du pentagone.
  • Offrir une alternative à la voiture de société par le biais de la carte hypermobil. Cette carte à puce permettrais à son détenteur de voyager sur l’ensemble des réseaux de transport, de faire usage du taxi, du Thalys, du carsharing et d’acheter ou louer un vélo.
  • Intégrer le RER dans l’offre de mobilité intra-régionale. Tel que décrit dans le PRD, le RER doit autant servir les Bruxellois que les navetteurs. Ainsi, les 48 haltes RER prévues au PRD doivent être réalisées et déservies régulièrement par la SNCB ! La proposition faite récemment par Etienne Schouppe de ne déservir que 37 haltes et de dévier le trafic RER à l’est et l’ouest pour réserver la jonction aux trains IC-IR est en ce sens inacceptable. La priorité doit être donnée au RER et TGVs dans la jonction. A l’exception des trains touristiques, les trains IC-IR peuvent avoir leur terminus soit à la gare du Nord ou à la gare du Midi. Le développement du RER dans Bruxelles est une alternative financièrement raisonnable au métro dans bien des cas. A moindre frais, il serait possible de déservir correctement Forest, Schaerbeek et Uccle. Sans refinancement structurel de la région, le métro ne doit être envisagé que s’il n’y a pas d’autres alternatives, sans quoi son développement se fera au détriment du réseau de surface.
  • Abandonner le projet BILC, qui revient à installer un centre logistique routier transeuropéen à 4km de la Grand-Place ! Par contre, développer une plateforme de transbordement multimodale rail-route-eau afin de limiter au maximum la traversée de la ville par des semi-remorques.
  • Remplacer, dans les trains, les compartiments de 1ere classe par des compartiments « silence », sans distinction de tarif  par rapport à l’actuelle seconde classe. Permettre de monter à bord des trains avec son vélo sans supplément tarifaire.

Nombre de ces revendications sont d’ailleurs portées par le monde associatif uni sous la bannière de la plateforme SMOB ! En ce qui concerne le RER, je vous invite à lire leur communiqué ainsi que l’interpellation de Céline Delforge, au parlement régional.

à bientôt, pour un second billet sur l’innovation, les logiciels libres & la protection de notre vie privée.

Merci à Alex & Steve pour la relecture !

Certains trouvent que se déplacer une fois par an pour exprimer leur opinion, c’est déjà bien trop leur demander. Ils, ou d’autres, trouvent aussi que « les politiques ne pensent qu’à leur propre intérêt ». Mais que font-ils pour que cela change ! En ce qui me concerne, la politique, c’est faire des choix en fonction de priorités, dans l’intérêt de tous. En tant que citoyen, j’ai envie de participer à ces arbitrages, parfois très complexes. J’ai la chance de vivre dans un des trop rares pays où j’ai le droit de vous le demander. Ce droit implique pour moi le devoir d’être à la hauteur des attentes de l’ensemble des citoyens, tout en privilégiant toujours l’intérêt de la société par rapport à celui de l’individu.

Je ne suis assurément pas un professionnel de la politique et j’ai la naïveté de croire qu’il n’y a pas que de la place pour des professionnels en politique. Alors si vous aussi, vous estimez qu’il y a de la place pour des citoyens au parlement, vous savez ce qu’il vous reste à faire le 7 juin !

Je tenterai de vous expliquer mes priorités dans un prochain billet intitulé « Pour quoi faire ? »