Ce 25 mai vous serez amenés à élire vos députés régionaux, fédéraux et européens. De ce triple choix, découlera la formation des coalitions au pouvoir et par conséquent les orientations politiques des 5 années à venir. J’ai déjà essayé de vous convaincre de toute la pertinence de soutenir le projet écologiste en ce moment clé. Je vous parlerai donc, cette-fois ci, de femmes et d’hommes qui le portent. Mais tout d’abord je voudrais revenir sur les événements du 15 mai dernier.

Ce jour là, je me suis levé dès potron-minet, à l’appel de l’alliance D19-20, pour faire un peu de bruit autour d’une rencontre trop discrète entre le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, et le gratin du business mondial. L’European Business Summit débutait alors dans le très discret palais d’Egmont.

Arrivé à vélo, j’ai très vite compris que ce petit monde était bien retranché et protégé comme le sont nos ministres lors d’une réunion du conseil. Rapidement éconduit dans ma naïve tentative d’approcher la forteresse, je me suis retrouvé pris au piège avec plusieurs centaines de manifestants. Les forces de police ont alors commencé à arrêter systématiquement toutes les personnes qu’elles ont pu circonscrire et asperger ceux qui échappaient à leur cordon, alors qu’aucune atteinte à des bien où des personnes n’aient été constatée. Ce jour là, nous étions de l’ordre de 275, dont 3 parlementaires ecolo et de nombreux candidats aux élections, à avoir été arrêtés et privés de liberté.

A lire : 240 personnes interpellées, dont trois députés Ecolo, lors d’une manifestation à Bruxelles



Mais si cette journée passée à l’ombre restera pour moi importante et troublante, elle suscite surtout en moi la volonté indéfectible de continuer à me battre, d’une part, pour ce que j’étais venu défendre ce jour là, mais aussi, dorénavant, pour garder le droit fondamental de m’exprimer de la sorte.

Passons donc à l’essentiel ; que faisais-je dans cette galère !

Depuis à peu près un an, le commissaire au commerce négocie dans la plus grande opacité un accord de dérégulation transatlantique. C’est ce projet de traité qu’on nomme Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) ou Transatlantic Free Trade Area (TAFTA). En quelques mots, il vise :

  • d’une part à éliminer les barrières non-tarifaires au commerce entre l’Europe & les Etats-Unis, càd, harmoniser par le bas les normes sociales, environnementales & sanitaires qui s’imposent aux entreprises, qu’elles produisent des biens ou fournissent des services,
  • la mise sur pied du mécanisme Investor-State Dispute Settlement (ISDS) au travers duquel les états peuvent se voir condamnés devant une juridiction privée par des entreprises parce qu’ils auraient, de par leur action politique, entravé le commerce de ces dernières.

Selon ses promoteurs cet accord devrait permettre un gain de croissance en Europe de 0,5 % du PIB. (sans préciser à qui bénéficierait ces 0,5%)

Seuls les verts et la gauche radicale ainsi que quelques socialistes rebelles se sont opposés, lors d’un vote au PE le 23 mai 2013, au mandat de négociation proposé par la DG Trade.

Ce 15 mai, je manifestais donc pour que vous entendiez parler de çà et des petites conversations très privées que le commissaire De Gucht entretient avec les patrons des multinationales.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous recommande de consulter la page de la Quadrature du Net consacré au sujet ainsi qu’une vidéo de 12 minutes par Etienne Lebeau, le spécialiste des questions européennes à la CNE, avec qui j’ai eu la chance de faire connaissance ce 15 mai, alors même que nous nous faisions arrêter.

 

Ce dimanche, vous voterez aussi « pour l’Europe ». J’en profite donc pour vous inviter à voter « pour une autre Europe ». La bataille contre la dérégulation, elle n’a pas commencé le 15 mai pour Philippe Lamberts, notre tête de liste européenne, nommé « l’ennemi numéro 1 de la City » par le Wall-Street Journal, alors qu’il obtenait une limitation des bonus des banquiers.

Si vous ne le connaissez pas encore, je vous invite donc à jeter un œil à son site web . Vous pourrez constater qu’outre le fait qu’il ne manque pas d’humour, il a un autre projet pour l’Europe et il est capable de le défendre.

 


 

La liste des candidats éligibles aux élections fédérales et régionales en région bruxelloise est, quant à elle, disponible sur le site web de la régionale.

A la chambre, je vous invite sans hésitation à porter votre attention sur les tête de liste, Zakia Khattabi et Benoît Hellings mais aussi sur Séverine de Laveleye, coordinatrice d’une ONG spécialisée dans l’éducation au développement, ainsi que sur Dominique Decoux, présidente du CPAS de Schaerbeek et Oriane Todts, avocate stagiaire au barreau.

A la région, outre l’invitation à voter pour moi, je vous invite à jeter un œil aux candidatures suivantes : Zoé Genot, députée fédérale sortante ; Catherine Lemaitre, conseillère communale à Bruxelles-Ville ; Ingrid Parmentier, fonctionnaire à la région ; Christine Verstegen, spécialiste des questions de handicap ; Londé Ngosso, membre fondateur de l’asbl Genres Pluriels et Matteo Segers, artiste engagé.

Il y a un mois, je vous ai parlé de notre horizon politique. Cette fois-ci , j’ai envie de commencer par vous inviter à jeter un œil à cet article paru entre-temps dans la revue Politique qui est, de mon point de vue, un excellent condensé de ce que nous voulons, de ce que nous avons-fait et de ce que nous sommes.

Je vous avais aussi promis de détailler les éléments du programme ecolo que je veux mettre en avant et qui constituent mes priorités politiques :

- partager le temps de travail plutôt que d’opposer chômeurs et travailleurs,

Le « plein emploi » est un mirage qu’on nous fait miroiter depuis plus de 40 ans : les gains de productivité, l’automatisation mais aussi les limites environnementales,… font que lier notre prospérité et notre bien-être à ce mythe est voué à l’échec. Personnellement, je côtoie d’une part des hommes et des femmes qui aspirent à avoir un peu plus de temps pour eux et d’autre part d’autres femmes & hommes qui aspirent à avoir le droit d’être rémunérés pour ce qu’ils apportent à la société.

Un graphique vaut parfois mieux qu’un long discours. Ce dernier, tiré de la brochure « Travailler Plus, Travailler Moins » édité par la GEF illustre très bien mon propos : là où on passe moins de temps à travailler, on est plus nombreux à travailler.

Nous sommes donc en faveur d’une extension des mécanismes de réduction du temps de travail ainsi que de la mise à l’agenda de la réduction collective du temps de travail.

Pour plus de détails, je vous renvoie à nos propositions à ce sujet.

 

- répartir équitablement l’impôt sur le travail et le capital,

Actuellement, les revenus financiers bénéficient d’un précompte libératoire de 0, 15 ou 25 %. Ces revenus ne sont plus comptabilisés comme revenus à l’impôt des personnes physiques. Les revenus du travail qui constituent l’essentiel des revenus imposés via l’IPP sont par contre imposés par tranches de 25 à 50 %. La mesure phare de notre programme fiscalité constitue à re-globaliser les revenus du travail et du capital afin d’imposer aux mêmes taux rentiers et travailleurs. En outre, de nombreuses aides sont liées aux seuls revenus déclarés à l’IPP, de sorte qu’actuellement des enfants de rentiers se voient attribuer des bourses d’études !

Si notre programme fiscal ne se limite évidemment pas à cette mesure, toutes les mesures que nous proposons visent à plus d’équité.

 

- assurer à chacun les mêmes droits indépendamment de toute forme d’identité ou de choix de vie,

D’une part, Ecolo propose d’approfondir l’individualisation des droits sociaux. Il s’agit par là de supprimer les actuelles discriminations liées à l’état civil ou à la cohabitation et de permettre à chaque personne adulte de bénéficier de droits propres, indépendamment de ses liens privés avec une autre personne adulte. Cette même revendication, nous la portons dans tous les domaines tel que par exemple l’IPP.

D’autre part, que ce soit en matière d’IVG, d’euthanasie, du choix du nom de l’enfant,ou du droit pour la compagne de la mère mettant au monde un enfant par PMA d’être reconnu comme parent, ecolo a fait et fait systématiquement le choix de traiter hommes et femmes en adultes responsables et autonomes. Concrètement, cela veut dire que là ou l’état verrouillait le choix des individus, nous avons œuvré et œuvrons pour laisser à chacun la liberté de choisir de vivre (et mourir) comme il l’entend.

 

- offrir à chaque jeune un enseignement accessible et adapté qui lui ouvre les portes de la citoyenneté,

Assurer un avenir à notre jeunesse, c’est lui assurer de devenir autonome. Or, si l’autonomie passe par la garantie d’un revenu, elle passe aussi par la participation et l’implication dans la vie sociale & culturelle. C’est entre autres le rôle de l’école. Une telle école doit être accessible à tous et partout, sans obliger les parents à se battre pour que leur enfants soient dans une « bonne école », d’ailleurs parfois bien loin de chez eux, générant en sus des besoins de mobilité difficiles à remplir autrement que par des déplacements en automobile.

Tous nos enfants ne sont pas semblables et il me semble important de laisser la place aux établissements pour proposer des pédagogies alternatives (à titre d’exemple l’école active) qui si elles ne sont pas adaptées à tous, permettent à certains de s’émanciper dans un cadre qui leur convient mieux. Pour les mêmes raisons, nous nous engageons à soutenir l’enseignement artistique et valoriser les différentes filaires techniques qualifiantes.

 

- permettre à chacun de s’alimenter, de se loger, de se déplacer, de travailler et de se divertir sans affecter notre environnement,

Si s’alimenter, se loger, se déplacer, travailler, se divertir sans affecter notre environnement sont des thématiques que nous portons depuis belle lurette et que nous mettons en pratique dans nos participations, le principal enjeu à venir est de faire en sorte que chacun puisse les porter quelque soit ses revenus.


 

- développer une économie durable, circulaire & collaborative,

Comme j’ai tenté de l’expliquer dans mon précédent courrier, une nouvelle économie basée, d’une part, sur le partage des connaissance et des outils de production et, d’autre part, sur la récupération ainsi que l’efficacité environnementale se met en place. En tant qu’écologistes, nous devons d’une part prendre les mesures pour encourager ces initiatives et d’autre part empêcher les lobbys de l’exploitation effrénées des ressources, du brevetage de nos biens communs, de l’obsolescence programmée et de l’économie casino de garder la main mise sur l’économie.

 

- réduire notre dépendance à l’automobile et aux combustibles fossiles,

Le parc automobile belge est composé de près de 7 millions de véhicules dont 5,5 millions de voitures pour 11 millions d’habitants. Cela a un impact non négligeable sur la santé publique (polluants atmosphériques, particules fines, bruit, accidents), l’aménagement du territoire (à Bruxelles 70 % de l’espace public est réservé à la voiture) et la mobilité elle même (congestionnement des infrastructures).

En outre, notre dépendance aux énergies fossiles que ce soit pour se déplacer, s’éclairer ou se chauffer a un impact sur le climat mais aussi sur notre économie et sur les équilibres géostratégiques (à l’heure actuelle, par le biais de nos importations énergétiques [18,7 milliards d’€ en 2011 pour la Belgique] nous finançons le régime Russe ainsi que les oligarchies du golfe persique).

Pour toutes ces raisons il est donc prioritaire et indispensable de développer les alternative au tout à l’automobile (transports publics, mobilité douce, relocalisation de l’économie) et réduire notre recours aux énergies fossiles (en ce compris nucléaire).

 

- garantir à tous l’accès à une information libre, au travers d’outils libres & protéger notre vie privée.

Alors que notre ministre de la justice s’est empressée de la faire traduire en droit belge une directive liberticide – aujourd’hui invalidée par la Cour Européenne de Justice – sur la rétention de nos données, Ecolo a toujours été à la pointe de la défense de nos libertés numériques ainsi que de la promotion des licenses ouvertes. Nos candidats têtes de liste au parlement européen sont par ailleurs signataires de la charte wepromise.eu et du pacte des logiciels libres.


 

A parcourir les 808 pages de notre programme, je me rends compte que je pourrais encore soutenir bien d’autres priorités tel que la place de la personne handicapée, l’égalité femmes-hommes, …, mais le 25 mai approche et le temps me manque.

 

D’ici là, je tenterai encore de vous parler de quelques autres candidats et des raisons qui m’ont valu, pour la première fois de ma vie, d’être privé de ma liberté.

Comme en 2009, je porterai la bannière des Écologistes Confédérés pour l’Organisation de Luttes Originales (en abrégé ECOLO) aux élections régionales bruxelloises. En 47e place effective, c’est plus une invitation à partager le projet de société des écologistes qu’une invitation à me propulser dans l’arène (quoique, si vous êtes environs 5000 à être convaincus, j’irai me battre avec les fauves).

De mon point de vue, Ecolo reste la seule formation politique en mesure de gouverner qui porte un projet de société holistique. De surcroît, c’est le parti qui est, tout à la fois, le plus transparent, démocratique et inclusif. C’est aussi un parti ou le travail collectif l’emporte sur l’égocentrisme.

A nos yeux, les crises économique, énergétique, alimentaire, politique, migratoire, climatique, de l’emploi, de la mobilité, du logement, …. ne sont que les symptômes de la crise d’un modèle de société qui n’est plus adapté aux contraintes de notre époque.

De notre point de vue, c’est bien l’ensemble du modèle qu’il faut revoir avec l’objectif de permettre à chacun ici et ailleurs, aujourd’hui et demain, de trouver sa place. Ma conviction, que je partage avec les écologistes, c’est que c’est bien en renforçant la solidarité, la collaboration entre les êtres humains qu’on arrivera à faire face à ce défi.

Notre vision, nous l’avons consignée dans un manifeste de 13 pages que je vous invite à lire. En ce qui concerne le programme politique qui en découle, je voudrais surtout vous convaincre qu’il déborde de loin les questions environnementales auxquelles certains tentent de nous cantonner. Je vous invite donc à en parcourir la table des matières et à passer un peu plus de temps sur les sujets qui vous tiennent à cœur (la totalité du document comporte plus de 800 pages).

En ce qui concerne plus spécifiquement Bruxelles, nous avons décliné notre programme en 10 priorités pour la région et ses habitants.

S’il y a cinq ans, je vous proposais de porter des thématiques (Mobilité & Aménagement du territoire, Libertés et Démocratie, Logiciels Libres, Laïcité institutionnelle, Ecologie & Economie) qui me tenaient sincèrement à cœur, elles étaient encore assez isolées les unes des autres.

Entre temps, j’ai choisi de travailler dans le « non-marchand », j’ai fondé un comité de quartier, tenté une initiative de transition, adopté la collocation, participé à la mise en place d’un gasap, me suis engagé dans la représentation syndicale, participé à des formations et ateliers organisés par Etopia ou la CNE, découvert la haute montagne, …

Ces engagements ainsi que mes voyages m’ont aussi permis de rencontrer des personnes qui vivent d’autres réalités et/ou qui on choisi de vivre autrement. Ces rencontres, elles aussi, alimentent et nourrissent ma réflexion politique.

Les concepts qui ont permis aux logiciels libres de se développer se sont étendus à bien d’autres domaines : création artistique, hardware, mobilier, données ouvertes, cartographie, outils, maisons, …

Fablabs, repair-cafés, cafés associatifs, sel, gasap, monnaies locales, potagers collectifs, … se développent et constituent le ferment d’une économie collaborative & circulaire.

Tant et si bien qu’à présent, réduire les inégalités, garantir à chacun la liberté d’agir selon ses convictions dans un monde qui valorise le partage et la solidarité sont les valeurs qui, réunies, guident mes priorités politiques, à savoir :

  • partager le temps de travail plutôt que d’opposer chômeurs et travailleurs,

  • répartir équitablement l’impôt sur le travail et le capital,

  • assurer à chacun les mêmes droits indépendamment de toute forme d’identité ou de choix de vie,

  • offrir à chaque jeune un enseignement accessible et adapté qui lui ouvre les portes de la citoyenneté,

  • permettre à chacun de s’alimenter, de se loger, de se déplacer, de travailler et de se divertir sans affecter notre environnement,

  • développer une économie durable, circulaire & collaborative,

  • réduire notre dépendance à l’automobile et aux combustibles fossiles,

  • garantir à tous l’accès à une information libre, au travers d’outils libres,

  • protéger notre vie privée.

 Je rajouterais en prime : tenter d’être inclusif dans toutes les mesures prises, càd se poser la question de l’impact des mesures sur les différents publics et en particulier ceux qui sont fragilisés.

Laurent Pirotte Affiche Régionales 2014

 

Réduire les inégalités, garantir à chacun la liberté d’agir selon ses convictions dans un monde qui valorise le partage et la solidarité sont les valeurs qui guident mes priorités politiques, à savoir :

  • partager le temps de travail plutôt que d’opposer chômeurs et travailleurs,
  • répartir équitablement l’impôt sur le travail et le capital,
  • assurer à chacun les mêmes droits indépendamment de toute forme d’identité ou de choix de vie,
  • offrir à chaque jeune un enseignement accessible qui lui ouvre les portes de la citoyenneté,
  • permettre à chacun de s’alimenter, de se loger, de se déplacer, de travailler et de se divertir sans affecter notre environnement,
  • développer une économie durable, circulaire & collaborative,
  • réduire notre dépendance à l’automobile et aux combustibles fossiles,
  • garantir à tous l’accès à une information libre, au travers d’outils libres,
  • protéger notre vie privée.

On ne connaît pas les constations de la police, mais le tram 55 aurait vraisemblablement été victime d’un tir à balles réelles place du pavillon ! On précise même qu’il s’agit de balles d’un calibre de 9mm ! Voila avec quelle nouvelle je me réveille ce matin ! J’hallucine, c’est à peine si on annonce pas que les trams sont régulièrement victimes de tirs de kalachnikov ou de lance roquettes dans le quartier ! On parle du quartier que je traverse paisiblement tous les jours comme s’il s’agissait d’une zone de guerre, mais on ne connaît même pas encore les constatations des forces de l’ordre !

 

Quelques heures plus tard, le démenti de la police tombe : aucun projectile n’a traversé la vitre du tram ! Demain je ne serai pas étonné d’apprendre que c’est un de ces pétards que les gamins du quartier lancent à tue tête comme chaque année en cette période (ce qui est un vrai problème pour le voisinage, mais, somme toute, tout relatif par rapport à des tirs à balles réelles) . Ou alors, apprendra-t-on qu’il y avait déjà là un petit éclat inférieur à la taille d’une pièce de un euro …

 

Quant à la solution mise en œuvre par la direction de la STIB, elle m’écœure encore plus ! On décide de faire dévier les trams par un no-mand’s-land (le long du canal) et on arrêt de desservir un des quartiers les plus densément peuplé de la capitale. Les vieillards, les femmes enceintes, les écoliers, les travailleurs, les chômeurs et tous les autres dans le même sac. Un mec à fait une connerie et on puni des dizaine de milliers d’habitants. Elle attend quoi, là la direction de la STIB, qu’on dénonce le fautif ! Et bien non, qu’est-ce qui se passe, elle crée juste de la frustration chez des dizaines de milliers de gens. Frustration qui entraînera malheureusement chez certain de nouveaux actes de violence. Bref, on envenime le choses plutôt que d’essayer de les résoudre.

 

Au fait, qu’est ce qui ne vas pas dans le quartier. Je vous donne dans le mille : les trams de la STIB sont toujours bondés et ne nous amènent plus nulle part depuis que la STIB à décidé de nous planter à Rogier jusqu’à 20h.

Ce vendredi 28 août, à l’occasion du week-end une certaine diversité organisé par l’asbl Périple en la demeure, mon ami Gil Lenders boutait le feu à sa troisième terre. Malgré la pluie, l’ambiance était au rendez-vous et on est tous restés subjugués devant un tel spectacle. J’en ai profité pour sortir mon dernier petit jouet et graver quelques instants dans le silicium !

 

Je suis révolté par la manière dont on dénigre la manière dont certains jeunes se révoltent contre une société qui ne leur laisse aucun espoir parce qu’ils habitent un pays sois disant civilisé. Que des jeunes foutent le souk à Tunis, le Caire, Tripoli ou Damas, jadis on s’en foutait. Depuis peu, on trouve qu’ils ont raison de répondre à la violence de leur gouvernants (surtout si ces derniers ont du pétrole et nous le font cher payer). Mais faut pas rire, faudrait quand même pas que nos jeunes se révoltent contre des gouvernants qui n’ont plus rien à leur proposer si ce n’est une vie de misère, surtout si ces jeunes ont l’idée de s’attaquer aux symboles factices de réussite de notre société. David Cameron n’a laissé aucun espoir à la jeunesse anglaise, outre les coupes sombres dans tous les budgets publics, il a rendu l’espoir ténu de s’en sortir que constitue les études totalement inaccessible.

 

Qui sème le vent récolte la tempête. Peut être est-il temps que ceux qui s’enrichissent honteusement sentent la corde s’approcher de leur cou plutôt que de continuer à penser qu’ils pourront profiter de leur petites ou grandes affaires en espérant qu’ils seront épargnés et que seule une lointaine et anonyme descendance pourrait être affectée. Peut être cette menace leur fera-t-elle prendre conscience que même richissime, on n’a pas intérêt à ce que l’écart de richesse se creuse. Parce que au delà d’un certain seuil, ceux qui n’ont plus rien à perdre sont prêts à prendre tous les risques et s’embarquer dans toutes les aventures.

 

Qu’on ne se méprenne pas, je ne justifie ni ne valorise la violence des jeunes anglais. Je considère simplement qu’elle ne sont qu’une réponse à une société, elle même de plus en plus violente.

En pleine fiesta à la tentation, le chiffre est tombé : vous êtes 993 à m’avoir plébiscité !

 

Je commencerai donc par adresser un grand merci à toux ceux qui m’ont soutenu et fait confiance.

 

Évidemment, depuis une semaine vous me posez une série de questions ! Moi-même, je n’arrête pas de m’en poser ! Si je ne vous ai pas encore répondu, ce n’est, bien évidemment, pas parce que je vous laisse tomber dès le lendemain des élections, mais tout simplement parce que la campagne c’est une sacrée épreuve physique et que quand l’adrénaline n’est plus là le corps dit tout simplement ZUT : la première chose à faire, c’était de récupérer un minimum et la seconde de me consacrer à ceux qui me sont proches et qui ne m’ont pas beaucoup vu ces derniers mois.

 

Ayant l’esprit un peu plus clair qu’au lendemain des élections ;-), je vais tenter de vous apporter certaines réponses :

 

  1. Suis-je satisfait de mon score ? : Oui, en posant ma candidature, mon objectif premier était d’apprendre ce que c’était faire campagne. Si je me suis rapidement pris au « jeu », je n’avais pas la prétention d’être élu cette fois-ci. Cela ne ma pas empêché de défendre mes convicions de toute mes forces. Si je n’ai pas obtenu assez de suffrages pour être élu, mon score combiné à l’énergie que j’ai dépensée à défendre les idées portées par Ecolo, ont, il me semble, suffit à démontrer que j’étais crédible.
  2. Suis-je déçu de ne pas être élu ? : Un petit peu quand même Wink, mais je suis surtout déçu que le PS ait réussi à ramener les indécis au bercail dans les derniers jours de campagne ! En tout cas, si j’avais été élu, j’aurais assumé pleinement. Mais s’il y a bien une leçon que j’ai tirée de cet expérience, c’est qu’on ne commence pas une campagne 2 mois avant les élections. Si je suis parti sur des starting blocks, je suis surtout parti bien trop tard ! Qu’a cela ne tienne, je me prépare dès à présent pour les suivantes !
  3. Qu’est-ce que je retire de l’expérience ? : Tout premièrement, avoir fait la connaissance d’une foule de personnes intéressantes. Redécouvert que me battre pour mes convictions et en débattre était quelque chose d’essentiel pour mon bien être. M’être rendu compte que quand on a la conviction, ce n’est pas quelque chose d’impossible que d’être élu. Réalisé que « rien ne sert de courir, il faut surtout partir à temps« , qu’il faut s’engager mais aussi se faire connaître. Appris qu’en campagne, on a plus le temps d’étudier le fond des dossiers, que ce travail là doit être fait avant, qu’on ne peut se concentrer que sur la communication : se faire connaître mais surtout faire connaître les idées promues par Ecolo et le bilan des participations passées mais, malheureusement aussi, répliquer intelligemment aux coups-bas de ses adversaires !
  4. Qu’est-ce que j’envisage comme suite ? : Tout simplement, continuer à m’investir chez Ecolo. Mieux connaître les domaines que je ne maîtrise pas encore bien (enseignement, non-marchand, migrations, …). Apprendre à débattre, à communiquer, sans oublier l’écoute. M’impliquer plus activement, au sein du parti, dans les débats sur les thématiques qui m’intéressent plus particulièrement comme la mobilité, l’urbanisme et les logiciels libres. M’impliquer un peu plus au niveau de la gestion de la locale Schaerbeekoise et préparer les communales de 2011. Tout cela en tachant d’éviter la grosse tête (si vous constatez un dérapage, n’hésitez pas à me recadrer Wink ).
  5. Qu’est-ce que je ne compte pas changer ? : Continuer à être moi-même, me remettre en question le plus souvent possible, faire bouger mes amis, visiter le monde, apprivoiser, me laisser apprivoiser, profiter de la vie, aimer, glander, apprendre, échanger, changer, …
  6. Suis-je pour l’Olivier ou la Jamaïcaine ? : Sans conteste, l’Olivier parce que si le MR est prêt à nous promettre la lune, dans les faits, la politique qu’il applique n’est pas compatible avec nos aspirations progressistes. Reste que le PS est un parti divisé entre une aile progressiste et une aile clientéliste et/ou affairiste qui s’égare profondément. Nous ne nous engagerons donc pas avec eux sans qu’un grand ménage ne soit réalisé. Mais sont-ils prêts ?

 

J’espère avoir répondu partiellement à vos interrogations. En tout cas n’hésitez pas à me poser des questions, à me secouer, me critiquer, et au besoin me remettre en place.

 

Ecololo alias ninehundredninetythree

En 2005, l’empreinte écologique de la Belgique était 4 fois supérieure à la biocapacité disponible. En d’autres termes, nous consommons en 1 an ce que la terre en met 4 à produire et/ou absorber ! Nous consommons donc notre capital et assurons notre bien être sur le dos de nos enfants !

C’est la conséquence directe de la surconsommation engendrée par une économie obsédée par la seule croissance du PIB, Alors que la biosphère est un espace fini, pourquoi toujours croire au mythe qu’une croissance matérielle infinie est à la source de notre bien être.

La crise qui touche principalement les plus démunis d’entre nous est, principalement, le fait :

  • de la financiarisation de notre économie (on échange, chaque jour, 50x plus de capitaux que l’on exporte des biens matériels). Il n’y a plus de lien entre les valeurs virtuelles échangées et l’économie réelle.
  • de la dérégulation des marchés : plus personne n’est à même de faire le lien entre les valeurs virtuelles et les richesses réelles.
  • d’une conception néoclassique de l’économiequi repose sur 4 hypothèses non conformes à la réalité :
    • le comportement rationnel des parties
    • l’information totale et égale de toute les parties
    • le caractère illimité des ressource et la capacité infinie de la terre à absorber nos rejets
    • la réduction des comportements humains à des comportements individuels
  • le dogme selon lequel seul la croissance du PIB est à même d’assurer notre bien-être
  • de la maximisation des profits des seuls actionnaires au détriment des salariés et du financement des dépenses croissantes de ces derniers par le crédit, voir l’usure.
  • du déséquilibre abyssal et croissant entre les salaires misérables d’une majorité et les revenus indécents d’une minorité

C’est donc à dessein que je ne parle pas de relance économique. Il n’est pas question de relancer un système à l’agonie – qui, de surcroît, a profité à un très petit nombre – avec l’argent du plus grand nombre. Si ce système a permis, durant à peu près un siècle d’assurer notre bien être, aux dépend de nos colonies, ex-colonies ainsi que des générations futures, il n’est plus à même de le faire dans le siècle à venir. D’une part, le monde ne nous appartient plus et d’autre part, nous avons consommé en pas moins de 100 ans la moité de ce que la planète a mis plusieurs centaines de milliers d’années à produire.

Il nous faut donc impérativement réduire notre empreinte écologique et développer une nouvelle économie, respectueuse de la planète et des hommes qui l’habitent. Les pouvoirs publics ont leur rôle à jouer dans cette mutation qui doit être profonde et pleinement effective en une ou deux décennies. C’est entre-autre, le rôle des autorités de faire en sorte que les choix des citoyens entraînant une réduction de leur empreinte soient compétitifs par rapport aux choix contraires. Pour le moment c’est, très malheureusement, trop rarement le cas.

Sans être exhaustif, je préconise donc les mesures suivantes :

  • la poursuite et le développement de la politique de primes incitant les citoyens à investir dans une réduction de leur empreinte écologique (primes à l’isolation, à l’achat de véhicules propres, à l’achat d’électroménager performant, à l’utilisation de sources d’énergies renouvelables, … )
  • la mise sur pied de mécanismes de préfinancement des investissements (prêts à taux 0%, tiers-investisseurs, partenariats public-ménages)  pour les ménages ayant des ressources financières limités
  • une gestion des services publics respectueuse des critères de développement durable:
    • par l’intégration systématique de critères de durabilité dans les appels d’offres publics
    • par des investissements importants dans l’amélioration de la PEB des bâtiments publics (auto-financés par des économies d’énergie)
    • par la réorientation des investissements de tous les fonds de pension public vers des investissements éthiques
    • par l’adoption de mécanismes de gestion écologique et leur certification (EMAS, ISO14001)
  • la réorientation des aides à l’agriculture de manière à privilégier une agriculture respectueuse de son environnement et des cycles naturels.
  • la modification de la fiscalité de manière à rendre les comportements écologiquement & éthiquement responsables financièrement attractifs par rapport à des comportements qui ne le sont pas. A titre d’exemples, je citerai :
    • faire en sorte que pour des distances inférieures ou égales à 1200km, le train soit le moyen de transport le plus financièrement attractif.
    • offrir des alternatives à la voiture de société en terme de rémunération financière ( carte hypermobil, chèque déplacements, prime au logement inversement proportionnelle à la distance domicile-travail, …)
  • lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale
  • stimuler les circuits de distribution courts, sensibiliser et rendre attractif une alimentation saine basée sur des produits de saison issus de l’agriculture biologique par :
    • l’étiquetage du coût écologique lié au transport et à la production des produits alimentaires
    • une aide à la conversion des cantines (scolaires, d’entreprises, hospitalières) et du secteur HORECA à l’alimentation biologique et au slow food.
  • la création de filières de formation qualifiantes dans les domaines :
    • de l’éco-construction
    • de l’efficience énergétique
    • des énergies renouvelables
    • des logiciels libres
  • la réforme de certains cursus, à titre d’exemple :
    • l’intégration de l’éco-construction dans les études d’architecture
    • l’intégration de l’agriculture biologique, intégrée, & associée dans les études d’agronomie
    • l’étude approfondie des théories économiques alternatives (tel le post-keynésianisme) dans les études d’économie et de gestion.
    • l’alimentation biologique et le slow-food dans les études de cuisine
  • des investissement publics importants dans les transports en commun (infrastructure et charroi)
  • la libération de l’économie de la dictature finance par :
  • une aide accrue & ciblée à la recherche (1,8% du PIB actuellement) en vue d’atteindre les objectifs de Lisbonne (3% du PIB)
  • un réinvestissement dans le secteur non-marchand et les services de proximité (crèches, bureaux de poste, …)
  • le soutient, notamment logistique, aux initiatives solidaires : SEL, GAS, Réseau d’échanges de savoir, …

Je m’arrête, parce que c’est déjà assez long comme ça et en même temps assez exhaustif pour vous démontrer que chez Ecolo, on ne manque pas aussi d’idées quant aux solutions à apporter à la crise. Nous pensons que c’est ainsi que nous arriverons à recréer des emplois durables & non-délocalisables (5 millions d’emplois en 5 ans pour 5 milliards d’Euros). Pour sur, il y a du boulot et des résistances à affronter avant de mettre tout cela en œuvre, mais nous sommes persuadés que le Green Deal, comme nous l’appelons, est la seule manière d’échapper durablement à la crise.

Salut, merci pour votre écoute et j’espère vous avoir convaincu : le 7 Juin, il est vraiment temps de passer dans le vert !

PS : j’aurais aussi aimé vous parler d’enseignement, de régularisation, de logement, d’aide sociale, …, mais je n’aurais plus le temps avant le 7 juin !

Récemment, le collectif R.A.P.P.E.L (Réseau d’Action Pour la Promotion d’un Etat Laïque) s’est targué de classer les candidats aux élections entre bon et mauvais laïques ! Les bons étant ceux qui répondent 10 fois oui à un questionnaire fermé et particulièrement  peu nuancé !

En tant que partisan d’une laïcité institutionnelle, à savoir, la relégation des convictions religieuses et philosophiques dans la sphère privée, j’ai répondu à ce questionnaire. Si j’ai souscrit sans hésitation à 8 des affirmations, 2 m’ont mis mal à l’aise :

  • « La présence de lobbys religieux au sein du Parlement européen constitue une entorse inacceptable à la laïcité. »
  • « Les signes d’appartenance philosophique, politique ou religieuse devraient être interdits au sein des établissements scolaires (pour les élèves comme pour les enseignants). »

Voulant apporter des nuances à ces propos, je me suis donc abstenu de répondre par oui ou non et ai fait part de mes commentaires. Le collectif RAPPEL assimile l’abstention à une réponse négative, ce que je trouve fallacieux. Je profite donc de cette tribune pour mettre les choses au point:

  • Si je déplore personnellement que des lobbys religieux soient toujours actifs et que je ne partage pas du tout les idées qu’ils propagent, il me paraitnormal qu’ils s’expriment dans l’enceinte du parlement comme partout ailleurs. Le parlement est, par définition, un lieu ou s’entrechoquent différents courants de pensée. Du moment que tous puissent s’exprimer librement, je n’y vois pas malice. En tout état de cause, ce qui est important, c’est de garantir que les parlementaires gardent leur libre arbitre que ce soit au moment où ils rédigent les textes ou au moment où ils expriment leur vote. D’un point de vue pragmatique, je ne vois pas comment on pourrait interdire des lobbys de s’exprimer, sans atteinte à notre liberté d’expression.
  • Tout comme les fonctionnaires ayant une fonction qui leur confère une autorité, les enseignants ont, non seulement, autorité sur leur élèves mais constituent aussi un référent social. Pour ces raisons, ils se doivent d’adopter une attitude neutre et ne peuvent, à mes yeux, arborer un signe d’appartenance philosophique. Par contre, je suis convaincu que c’est par l’éducation que l’on combattra le mieux l’obscurantisme religieux. Il me parait donc totalement contre-productif d’interdire l’accès à l’école à celles qui ont choisi (ou qui sont contraintes) de porter le voile. Je citerai à titre d’exemple, Nabela Benaïssa que tout le monde a vu voilée à 18 ans et qui au sortir de ses études de droit l’a laissé tombé, ce voile. C’est, par contre, le rôle de l’école et du corps éducatif que d’éviter que des filles le portent sous la contrainte.

Par contre, c’est sans restriction que je souscris aux 8 affirmations restantes, à savoir :

  • Le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques, dans l’exercice de ses fonctions, constitue un manquement à ses obligations.
  • Les usagers des services publics ne peuvent récuser un agent public ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public ou d’un équipement public à leurs convictions particulières, qu’elles soient d’origine religieuses ou ethniques.
  • La critique des religions ne peut être assimilée à du racisme, sous peine de restrictions inacceptables à la liberté d’expression.
  • L’Etat n’a pas à financer les cultes en tant que cultes (en ce compris la laïcité organisée), mais seulement les aspects de ceux-ci qui ont une utilité sociale avérée.
  • Les cours de morale et de religion dans l’enseignement officiel devraient être remplacés par un cours commun à tous les élèves où pourraient être abordées des questions touchant à la citoyenneté, à la philosophie, au fait religieux, etc.
  • Il n’est pas acceptable que le contenu des cours ou l’organisation de la vie scolaire soient contestés pour des motifs liés à la religion.
  • Il importe de distinguer la sphère privée et les lieux publics, dans lesquels la plus grande liberté doivent prévaloir, de la sphère institutionnelle, dans laquelle la neutralité doit être de mise pour les fonctionnaires, en tant qu’ils représentent l’Etat.
  • L’inscription du principe de laïcité dans la Constitution belge serait une bonne chose.

Je voudrais quand même terminer par préciser que si je suis personnellement athée et laïque, je ne suis pas antireligieux. Simplement je considère que si l’état doit nous garantir à chacun le droit d’avoir des convictions et de les exprimer, il n’est pas de son ressort de nous imposer une quelconque marche à suivre ou de financer les cultes.

Néanmoins, en l’absence de consensus au sein de notre société pour supprimer la subvention étatique des cultes, il me semble aussi opportun de se battre pour une juste répartition des subsides alloués aux différents cultes et à la laïcité organisée. A défaut de mieux, je souscrit entièrement à la proposition d’Ecolo de soumettre la répartition des fonds alloués aux différents cultes et à la laïcité organisée à un recensement quinquennal (Programme Fédéral; livre III, page 123) .>

Salutations