lpirotte

On ne connaît pas les constations de la police, mais le tram 55 aurait vraisemblablement été victime d’un tir à balles réelles place du pavillon ! On précise même qu’il s’agit de balles d’un calibre de 9mm ! Voila avec quelle nouvelle je me réveille ce matin ! J’hallucine, c’est à peine si on annonce pas que les trams sont régulièrement victimes de tirs de kalachnikov ou de lance roquettes dans le quartier ! On parle du quartier que je traverse paisiblement tous les jours comme s’il s’agissait d’une zone de guerre, mais on ne connaît même pas encore les constatations des forces de l’ordre !

 

Quelques heures plus tard, le démenti de la police tombe : aucun projectile n’a traversé la vitre du tram ! Demain je ne serai pas étonné d’apprendre que c’est un de ces pétards que les gamins du quartier lancent à tue tête comme chaque année en cette période (ce qui est un vrai problème pour le voisinage, mais, somme toute, tout relatif par rapport à des tirs à balles réelles) . Ou alors, apprendra-t-on qu’il y avait déjà là un petit éclat inférieur à la taille d’une pièce de un euro …

 

Quant à la solution mise en œuvre par la direction de la STIB, elle m’écœure encore plus ! On décide de faire dévier les trams par un no-mand’s-land (le long du canal) et on arrêt de desservir un des quartiers les plus densément peuplé de la capitale. Les vieillards, les femmes enceintes, les écoliers, les travailleurs, les chômeurs et tous les autres dans le même sac. Un mec à fait une connerie et on puni des dizaine de milliers d’habitants. Elle attend quoi, là la direction de la STIB, qu’on dénonce le fautif ! Et bien non, qu’est-ce qui se passe, elle crée juste de la frustration chez des dizaines de milliers de gens. Frustration qui entraînera malheureusement chez certain de nouveaux actes de violence. Bref, on envenime le choses plutôt que d’essayer de les résoudre.

 

Au fait, qu’est ce qui ne vas pas dans le quartier. Je vous donne dans le mille : les trams de la STIB sont toujours bondés et ne nous amènent plus nulle part depuis que la STIB à décidé de nous planter à Rogier jusqu’à 20h.

Ce vendredi 28 août, à l’occasion du week-end une certaine diversité organisé par l’asbl Périple en la demeure, mon ami Gil Lenders boutait le feu à sa troisième terre. Malgré la pluie, l’ambiance était au rendez-vous et on est tous restés subjugués devant un tel spectacle. J’en ai profité pour sortir mon dernier petit jouet et graver quelques instants dans le silicium !

 

Je suis révolté par la manière dont on dénigre la manière dont certains jeunes se révoltent contre une société qui ne leur laisse aucun espoir parce qu’ils habitent un pays sois disant civilisé. Que des jeunes foutent le souk à Tunis, le Caire, Tripoli ou Damas, jadis on s’en foutait. Depuis peu, on trouve qu’ils ont raison de répondre à la violence de leur gouvernants (surtout si ces derniers ont du pétrole et nous le font cher payer). Mais faut pas rire, faudrait quand même pas que nos jeunes se révoltent contre des gouvernants qui n’ont plus rien à leur proposer si ce n’est une vie de misère, surtout si ces jeunes ont l’idée de s’attaquer aux symboles factices de réussite de notre société. David Cameron n’a laissé aucun espoir à la jeunesse anglaise, outre les coupes sombres dans tous les budgets publics, il a rendu l’espoir ténu de s’en sortir que constitue les études totalement inaccessible.

 

Qui sème le vent récolte la tempête. Peut être est-il temps que ceux qui s’enrichissent honteusement sentent la corde s’approcher de leur cou plutôt que de continuer à penser qu’ils pourront profiter de leur petites ou grandes affaires en espérant qu’ils seront épargnés et que seule une lointaine et anonyme descendance pourrait être affectée. Peut être cette menace leur fera-t-elle prendre conscience que même richissime, on n’a pas intérêt à ce que l’écart de richesse se creuse. Parce que au delà d’un certain seuil, ceux qui n’ont plus rien à perdre sont prêts à prendre tous les risques et s’embarquer dans toutes les aventures.

 

Qu’on ne se méprenne pas, je ne justifie ni ne valorise la violence des jeunes anglais. Je considère simplement qu’elle ne sont qu’une réponse à une société, elle même de plus en plus violente.

En pleine fiesta à la tentation, le chiffre est tombé : vous êtes 993 à m’avoir plébiscité !

 

Je commencerai donc par adresser un grand merci à toux ceux qui m’ont soutenu et fait confiance.

 

Évidemment, depuis une semaine vous me posez une série de questions ! Moi-même, je n’arrête pas de m’en poser ! Si je ne vous ai pas encore répondu, ce n’est, bien évidemment, pas parce que je vous laisse tomber dès le lendemain des élections, mais tout simplement parce que la campagne c’est une sacrée épreuve physique et que quand l’adrénaline n’est plus là le corps dit tout simplement ZUT : la première chose à faire, c’était de récupérer un minimum et la seconde de me consacrer à ceux qui me sont proches et qui ne m’ont pas beaucoup vu ces derniers mois.

 

Ayant l’esprit un peu plus clair qu’au lendemain des élections ;-) , je vais tenter de vous apporter certaines réponses :

 

  1. Suis-je satisfait de mon score ? : Oui, en posant ma candidature, mon objectif premier était d’apprendre ce que c’était faire campagne. Si je me suis rapidement pris au « jeu », je n’avais pas la prétention d’être élu cette fois-ci. Cela ne ma pas empêché de défendre mes convicions de toute mes forces. Si je n’ai pas obtenu assez de suffrages pour être élu, mon score combiné à l’énergie que j’ai dépensée à défendre les idées portées par Ecolo, ont, il me semble, suffit à démontrer que j’étais crédible.
  2. Suis-je déçu de ne pas être élu ? : Un petit peu quand même Wink, mais je suis surtout déçu que le PS ait réussi à ramener les indécis au bercail dans les derniers jours de campagne ! En tout cas, si j’avais été élu, j’aurais assumé pleinement. Mais s’il y a bien une leçon que j’ai tirée de cet expérience, c’est qu’on ne commence pas une campagne 2 mois avant les élections. Si je suis parti sur des starting blocks, je suis surtout parti bien trop tard ! Qu’a cela ne tienne, je me prépare dès à présent pour les suivantes !
  3. Qu’est-ce que je retire de l’expérience ? : Tout premièrement, avoir fait la connaissance d’une foule de personnes intéressantes. Redécouvert que me battre pour mes convictions et en débattre était quelque chose d’essentiel pour mon bien être. M’être rendu compte que quand on a la conviction, ce n’est pas quelque chose d’impossible que d’être élu. Réalisé que « rien ne sert de courir, il faut surtout partir à temps« , qu’il faut s’engager mais aussi se faire connaître. Appris qu’en campagne, on a plus le temps d’étudier le fond des dossiers, que ce travail là doit être fait avant, qu’on ne peut se concentrer que sur la communication : se faire connaître mais surtout faire connaître les idées promues par Ecolo et le bilan des participations passées mais, malheureusement aussi, répliquer intelligemment aux coups-bas de ses adversaires !
  4. Qu’est-ce que j’envisage comme suite ? : Tout simplement, continuer à m’investir chez Ecolo. Mieux connaître les domaines que je ne maîtrise pas encore bien (enseignement, non-marchand, migrations, …). Apprendre à débattre, à communiquer, sans oublier l’écoute. M’impliquer plus activement, au sein du parti, dans les débats sur les thématiques qui m’intéressent plus particulièrement comme la mobilité, l’urbanisme et les logiciels libres. M’impliquer un peu plus au niveau de la gestion de la locale Schaerbeekoise et préparer les communales de 2011. Tout cela en tachant d’éviter la grosse tête (si vous constatez un dérapage, n’hésitez pas à me recadrer Wink ).
  5. Qu’est-ce que je ne compte pas changer ? : Continuer à être moi-même, me remettre en question le plus souvent possible, faire bouger mes amis, visiter le monde, apprivoiser, me laisser apprivoiser, profiter de la vie, aimer, glander, apprendre, échanger, changer, …
  6. Suis-je pour l’Olivier ou la Jamaïcaine ? : Sans conteste, l’Olivier parce que si le MR est prêt à nous promettre la lune, dans les faits, la politique qu’il applique n’est pas compatible avec nos aspirations progressistes. Reste que le PS est un parti divisé entre une aile progressiste et une aile clientéliste et/ou affairiste qui s’égare profondément. Nous ne nous engagerons donc pas avec eux sans qu’un grand ménage ne soit réalisé. Mais sont-ils prêts ?

 

J’espère avoir répondu partiellement à vos interrogations. En tout cas n’hésitez pas à me poser des questions, à me secouer, me critiquer, et au besoin me remettre en place.

 

Ecololo alias ninehundredninetythree

En 2005, l’empreinte écologique de la Belgique était 4 fois supérieure à la biocapacité disponible. En d’autres termes, nous consommons en 1 an ce que la terre en met 4 à produire et/ou absorber ! Nous consommons donc notre capital et assurons notre bien être sur le dos de nos enfants !

C’est la conséquence directe de la surconsommation engendrée par une économie obsédée par la seule croissance du PIB, Alors que la biosphère est un espace fini, pourquoi toujours croire au mythe qu’une croissance matérielle infinie est à la source de notre bien être.

La crise qui touche principalement les plus démunis d’entre nous est, principalement, le fait :

  • de la financiarisation de notre économie (on échange, chaque jour, 50x plus de capitaux que l’on exporte des biens matériels). Il n’y a plus de lien entre les valeurs virtuelles échangées et l’économie réelle.
  • de la dérégulation des marchés : plus personne n’est à même de faire le lien entre les valeurs virtuelles et les richesses réelles.
  • d’une conception néoclassique de l’économiequi repose sur 4 hypothèses non conformes à la réalité :
    • le comportement rationnel des parties
    • l’information totale et égale de toute les parties
    • le caractère illimité des ressource et la capacité infinie de la terre à absorber nos rejets
    • la réduction des comportements humains à des comportements individuels
  • le dogme selon lequel seul la croissance du PIB est à même d’assurer notre bien-être
  • de la maximisation des profits des seuls actionnaires au détriment des salariés et du financement des dépenses croissantes de ces derniers par le crédit, voir l’usure.
  • du déséquilibre abyssal et croissant entre les salaires misérables d’une majorité et les revenus indécents d’une minorité

C’est donc à dessein que je ne parle pas de relance économique. Il n’est pas question de relancer un système à l’agonie – qui, de surcroît, a profité à un très petit nombre – avec l’argent du plus grand nombre. Si ce système a permis, durant à peu près un siècle d’assurer notre bien être, aux dépend de nos colonies, ex-colonies ainsi que des générations futures, il n’est plus à même de le faire dans le siècle à venir. D’une part, le monde ne nous appartient plus et d’autre part, nous avons consommé en pas moins de 100 ans la moité de ce que la planète a mis plusieurs centaines de milliers d’années à produire.

Il nous faut donc impérativement réduire notre empreinte écologique et développer une nouvelle économie, respectueuse de la planète et des hommes qui l’habitent. Les pouvoirs publics ont leur rôle à jouer dans cette mutation qui doit être profonde et pleinement effective en une ou deux décennies. C’est entre-autre, le rôle des autorités de faire en sorte que les choix des citoyens entraînant une réduction de leur empreinte soient compétitifs par rapport aux choix contraires. Pour le moment c’est, très malheureusement, trop rarement le cas.

Sans être exhaustif, je préconise donc les mesures suivantes :

  • la poursuite et le développement de la politique de primes incitant les citoyens à investir dans une réduction de leur empreinte écologique (primes à l’isolation, à l’achat de véhicules propres, à l’achat d’électroménager performant, à l’utilisation de sources d’énergies renouvelables, … )
  • la mise sur pied de mécanismes de préfinancement des investissements (prêts à taux 0%, tiers-investisseurs, partenariats public-ménages)  pour les ménages ayant des ressources financières limités
  • une gestion des services publics respectueuse des critères de développement durable:
    • par l’intégration systématique de critères de durabilité dans les appels d’offres publics
    • par des investissements importants dans l’amélioration de la PEB des bâtiments publics (auto-financés par des économies d’énergie)
    • par la réorientation des investissements de tous les fonds de pension public vers des investissements éthiques
    • par l’adoption de mécanismes de gestion écologique et leur certification (EMAS, ISO14001)
  • la réorientation des aides à l’agriculture de manière à privilégier une agriculture respectueuse de son environnement et des cycles naturels.
  • la modification de la fiscalité de manière à rendre les comportements écologiquement & éthiquement responsables financièrement attractifs par rapport à des comportements qui ne le sont pas. A titre d’exemples, je citerai :
    • faire en sorte que pour des distances inférieures ou égales à 1200km, le train soit le moyen de transport le plus financièrement attractif.
    • offrir des alternatives à la voiture de société en terme de rémunération financière ( carte hypermobil, chèque déplacements, prime au logement inversement proportionnelle à la distance domicile-travail, …)
  • lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale
  • stimuler les circuits de distribution courts, sensibiliser et rendre attractif une alimentation saine basée sur des produits de saison issus de l’agriculture biologique par :
    • l’étiquetage du coût écologique lié au transport et à la production des produits alimentaires
    • une aide à la conversion des cantines (scolaires, d’entreprises, hospitalières) et du secteur HORECA à l’alimentation biologique et au slow food.
  • la création de filières de formation qualifiantes dans les domaines :
    • de l’éco-construction
    • de l’efficience énergétique
    • des énergies renouvelables
    • des logiciels libres
  • la réforme de certains cursus, à titre d’exemple :
    • l’intégration de l’éco-construction dans les études d’architecture
    • l’intégration de l’agriculture biologique, intégrée, & associée dans les études d’agronomie
    • l’étude approfondie des théories économiques alternatives (tel le post-keynésianisme) dans les études d’économie et de gestion.
    • l’alimentation biologique et le slow-food dans les études de cuisine
  • des investissement publics importants dans les transports en commun (infrastructure et charroi)
  • la libération de l’économie de la dictature finance par :
  • une aide accrue & ciblée à la recherche (1,8% du PIB actuellement) en vue d’atteindre les objectifs de Lisbonne (3% du PIB)
  • un réinvestissement dans le secteur non-marchand et les services de proximité (crèches, bureaux de poste, …)
  • le soutient, notamment logistique, aux initiatives solidaires : SEL, GAS, Réseau d’échanges de savoir, …

Je m’arrête, parce que c’est déjà assez long comme ça et en même temps assez exhaustif pour vous démontrer que chez Ecolo, on ne manque pas aussi d’idées quant aux solutions à apporter à la crise. Nous pensons que c’est ainsi que nous arriverons à recréer des emplois durables & non-délocalisables (5 millions d’emplois en 5 ans pour 5 milliards d’Euros). Pour sur, il y a du boulot et des résistances à affronter avant de mettre tout cela en œuvre, mais nous sommes persuadés que le Green Deal, comme nous l’appelons, est la seule manière d’échapper durablement à la crise.

Salut, merci pour votre écoute et j’espère vous avoir convaincu : le 7 Juin, il est vraiment temps de passer dans le vert !

PS : j’aurais aussi aimé vous parler d’enseignement, de régularisation, de logement, d’aide sociale, …, mais je n’aurais plus le temps avant le 7 juin !

Récemment, le collectif R.A.P.P.E.L (Réseau d’Action Pour la Promotion d’un Etat Laïque) s’est targué de classer les candidats aux élections entre bon et mauvais laïques ! Les bons étant ceux qui répondent 10 fois oui à un questionnaire fermé et particulièrement  peu nuancé !

En tant que partisan d’une laïcité institutionnelle, à savoir, la relégation des convictions religieuses et philosophiques dans la sphère privée, j’ai répondu à ce questionnaire. Si j’ai souscrit sans hésitation à 8 des affirmations, 2 m’ont mis mal à l’aise :

  • « La présence de lobbys religieux au sein du Parlement européen constitue une entorse inacceptable à la laïcité. »
  • « Les signes d’appartenance philosophique, politique ou religieuse devraient être interdits au sein des établissements scolaires (pour les élèves comme pour les enseignants). »

Voulant apporter des nuances à ces propos, je me suis donc abstenu de répondre par oui ou non et ai fait part de mes commentaires. Le collectif RAPPEL assimile l’abstention à une réponse négative, ce que je trouve fallacieux. Je profite donc de cette tribune pour mettre les choses au point:

  • Si je déplore personnellement que des lobbys religieux soient toujours actifs et que je ne partage pas du tout les idées qu’ils propagent, il me paraitnormal qu’ils s’expriment dans l’enceinte du parlement comme partout ailleurs. Le parlement est, par définition, un lieu ou s’entrechoquent différents courants de pensée. Du moment que tous puissent s’exprimer librement, je n’y vois pas malice. En tout état de cause, ce qui est important, c’est de garantir que les parlementaires gardent leur libre arbitre que ce soit au moment où ils rédigent les textes ou au moment où ils expriment leur vote. D’un point de vue pragmatique, je ne vois pas comment on pourrait interdire des lobbys de s’exprimer, sans atteinte à notre liberté d’expression.
  • Tout comme les fonctionnaires ayant une fonction qui leur confère une autorité, les enseignants ont, non seulement, autorité sur leur élèves mais constituent aussi un référent social. Pour ces raisons, ils se doivent d’adopter une attitude neutre et ne peuvent, à mes yeux, arborer un signe d’appartenance philosophique. Par contre, je suis convaincu que c’est par l’éducation que l’on combattra le mieux l’obscurantisme religieux. Il me parait donc totalement contre-productif d’interdire l’accès à l’école à celles qui ont choisi (ou qui sont contraintes) de porter le voile. Je citerai à titre d’exemple, Nabela Benaïssa que tout le monde a vu voilée à 18 ans et qui au sortir de ses études de droit l’a laissé tombé, ce voile. C’est, par contre, le rôle de l’école et du corps éducatif que d’éviter que des filles le portent sous la contrainte.

Par contre, c’est sans restriction que je souscris aux 8 affirmations restantes, à savoir :

  • Le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques, dans l’exercice de ses fonctions, constitue un manquement à ses obligations.
  • Les usagers des services publics ne peuvent récuser un agent public ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public ou d’un équipement public à leurs convictions particulières, qu’elles soient d’origine religieuses ou ethniques.
  • La critique des religions ne peut être assimilée à du racisme, sous peine de restrictions inacceptables à la liberté d’expression.
  • L’Etat n’a pas à financer les cultes en tant que cultes (en ce compris la laïcité organisée), mais seulement les aspects de ceux-ci qui ont une utilité sociale avérée.
  • Les cours de morale et de religion dans l’enseignement officiel devraient être remplacés par un cours commun à tous les élèves où pourraient être abordées des questions touchant à la citoyenneté, à la philosophie, au fait religieux, etc.
  • Il n’est pas acceptable que le contenu des cours ou l’organisation de la vie scolaire soient contestés pour des motifs liés à la religion.
  • Il importe de distinguer la sphère privée et les lieux publics, dans lesquels la plus grande liberté doivent prévaloir, de la sphère institutionnelle, dans laquelle la neutralité doit être de mise pour les fonctionnaires, en tant qu’ils représentent l’Etat.
  • L’inscription du principe de laïcité dans la Constitution belge serait une bonne chose.

Je voudrais quand même terminer par préciser que si je suis personnellement athée et laïque, je ne suis pas antireligieux. Simplement je considère que si l’état doit nous garantir à chacun le droit d’avoir des convictions et de les exprimer, il n’est pas de son ressort de nous imposer une quelconque marche à suivre ou de financer les cultes.

Néanmoins, en l’absence de consensus au sein de notre société pour supprimer la subvention étatique des cultes, il me semble aussi opportun de se battre pour une juste répartition des subsides alloués aux différents cultes et à la laïcité organisée. A défaut de mieux, je souscrit entièrement à la proposition d’Ecolo de soumettre la répartition des fonds alloués aux différents cultes et à la laïcité organisée à un recensement quinquennal (Programme Fédéral; livre III, page 123) .>

Salutations

Les logiciels, sont des outils qui nous permettent de créer, d’accéder, de modifier et de diffuser de l’information. Ces outils sont, en outre, nés de notre intelligence commune et de l’accumulation d’un savoir collectif. Il est donc important de garantir un libre accès à ces outils si on veut préserver notre liberté d’expression, de création ou simplement d’accès à une information libre.

Une mainmise de quelques grands groupes sur cette connaissance serait, non seulement très dommageable pour la garantie de nos droits fondamentaux, mais constituerait aussi un énorme frein à la création et l’innovation.

Non seulement, je m’oppose donc à toute tentative d’inclusion des logiciels dans le champ d’application de la législation sur les brevets , mais je compte bien promouvoir l’usage des logiciels libres :

  • par l’obligation d’utiliser des standards ouverts au sein des administrations
  • par la mise sur pied d’une législation garantissant, pour un acheteur de matériel informatique, de choisir librement les logiciels préinstallés, en ce y compris le système d’exploitation
  • par l’application d’une grille d’évaluation en faveur des logiciels libres dans les appels d’offres publics
  • par la mise à disposition de pcs équipés logiciels libres dans les écoles, et ce dès le primaire
  • par la mise sur pied de formations :
    • continuée, pour les enseignants
    • de promotion sociale, pour les travailleurs & demandeurs d’emploi
  • par des aides à l’expansion économique ciblées sur les entreprises innovantes dans le secteur des logiciels libres
  • par la création d’une pépinière et/ou d’un incubateur d’entreprise spécifique à ce secteur en région bruxelloise.

Salutations & à bientôt

Laurent Pirotte, 50eme candidat Ecolo aux régionales mais aussi membre du BxLUG et de la FSFE.

Signataire du pacte du logiciel libre de l’APRIL.

 


La plupart de ces revendications sont d’ailleurs reprises en détail dans le programme d’Ecolo :

 

« de systématiser l’utilisation des logiciels libres de droits dans le champ public (pouvoirs publics, administrations, écoles…). »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 1 « Démocratie » – p 12/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1383
« de soutenir un développement économique ouvert en refusant que les logiciels soient considérés comme des inventions relevant de la législation sur les brevets ; pour Ecolo, les logiciels sont des langages qui doivent rester accessibles à tous ; dans ce cadre, il convient par ailleurs de s’assurer du respect de l’interdiction de la vente liée (qui conditionnerait par exemple l’achat d’un ordinateur à celui d’un logiciel), afin de permettre à chacun de choisir voire de développer ses propres outils logiciels ; »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 1 « Démocratie » – p 14/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1383 (le même, donc)

 

« Ecolo entend également voir systématiser l’acquisition de logiciels informatiques utilisant des standards ouverts, dans le but de garantir l’interopérabilité des systèmes, de sécuriser l’archivage des contenus numériques et garantir la pérennité de l’accès électronique aux contenus numériques. »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 3 « Service public » – p 41/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1393

 

« Dans ce cadre, Ecolo soutient fermement que les logiciels développés spécifiquement pour – et de manière plus générale – utilisés par des autorités publiques, doivent être autant que possible des logiciels libres afin de garantir notamment la transparence et la pérennité des investissements publics dans ces logiciels.  Cela permettra aussi plus facilement à d’autres autorités de réutiliser ces logiciels pour leur propre administration électronique. Il en va de même pour les « tiers » qui doivent communiquer sous format électronique avec une autorité publique. »
Programme Ecolo 2009 – Livre V « Pour une société démocratique » – Chapitre 3 « Service public » – p 37/65
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1391

 

« Sur base du modèle du logiciel libre, de nombreux scientifiques, et plus particulièrement dans les domaines de la physique et de la médecine, ont lancé des revues scientifiques en libre accès. La Déclaration de Berlin sur le Libre Accès à la Connaissance en Sciences exactes, Sciences de la vie, Sciences humaines et sociales est explicite : « De nouvelles possibilités de diffusion de la connaissance, non seulement sous des formes classiques, mais aussi, et de plus en plus, en s’appuyant sur le paradigme du libre accès via l’Internet, doivent être soutenues. Nous définissons le libre accès comme une source universelle de la connaissance humaine et du patrimoine culturel ayant recueilli l’approbation de la communauté scientifique. »
Programme Ecolo 2009 – Livre IV « Pour une société qui se développe » – Chapitre 5 « Recherche et Innovation » – p 76/77
http://web4.ecolo.be/spip.php’article1433

PS : Un grand merci à Frédéric Peeters à qui je dois cette compilation d’articles issus du programme

Même si les sujets abordés ci-dessous sont souvent du ressort d’autres niveaux de pouvoir que le pouvoir régional, ils sont transversaux et me tiennent à cœur.

En matière de libertés, il me parait essentiel de garantir à chacun de vivre selon ses convictions pour peu que l’exercice de ces dernières n’entrave pas celles des autres.

Le combat de certains hommes et femmes fait de notre pays un modèle de ce point de vue :

  • 1972 – Dépénalisation de l’homosexualité
  • 1987 – Dépénalisation de l’adultère, traitement égalitaire de la filiation hors mariage
  • 1990 – Dépénalisation, sous conditions, de l’avortement
  • 1998 – Instauration du contrat de cohabitation légale
  • 2002 – Dépénalisation, sous conditions, de l’euthanasie
  • 2003 – Ouverture du mariage à deux personnes de même sexe.
  • 2006 – Ouverture de l’adoption aux couples de même sexe.
  • 2007 – Égalité de traitement entre cohabitants légaux et couple mariés au niveau des droits de succession.

     

Néanmoins, alors que chacun de nous est libre de faire ou ne pas faire usage de ces droits, certains groupes de pression tentent toujours de les remettre en cause ou d’entraver leur mise en œuvre.

Si, un jour, vous me confiez un mandat politique, je continuerai à veiller à ce que ces droits ne soient, non seulement, pas remis en question, mais aussi appliqués dans les faits.

Depuis 1998, une loi sur la protection de la vie privée encadre strictement l’enregistrement de données à caractère personnel. Si l’informatique nous rend, sans conteste, de nombreux services, notre vie privée est par contre de plus en plus souvent menacée. Dans la foulée des évènements du 11 septembre 2001 une série de mesures menaçant notre vie privée ont été prises :

  • Mise en place d’un passeport biométrique avec puce RFID
  • Communication unilatérale de données personnelles aux autorités américaines lors d’un vol transatlantique
  • Loi sur les techniques spéciales d’investigation
  • Loi dite « anti-terroriste »

     

Je réfute fermement l’affirmation selon laquelle les personnes qui n’ont rien à se reprocher n’ont rien à craindre de ces lois liberticides. Si ces mesures se sont avérées totalement inefficaces contre le terrorisme, elles ont, par contre, déjà révélé toute leur perversité : atteintes multiples à la protection de notre vie privée, a notre liberté d’association et d’expression.

D’autre part, sous le couvert d’une course à l’efficacité, on met en danger notre vie privée ou l’exercice de droits fondamentaux :

  • la carte Mobib : les nouveaux abonnements et futurs tickets de la STIB contiennent des données personnelles non protégées et de surcroit accessibles sans contact physique (technologie RFID).
  • le vote électronique : on a mis sur pied un système de vote complètement opaque pour le citoyen. Il est rigoureusement impossible de vérifier si le vote comptabilisé est bien le vote émis.

     

C’est donc, en totale cohérence avec le programme d’Ecolo par ailleurs, que je milite et continuerai à militer pour :

  • une réforme de la loi dite « anti-terroriste » et des dispositions liberticides prises dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.
  • le retour au vote « papier » et au dépouillement manuel par les citoyens.
  • la suppression des données personnelles sur la carte Mobib.

 

Salutations et à bientôt pour un troisième billet !

Laurent Pirotte, candidat Ecolo, mais aussi membre de la LdH.

 


Sources, liens utiles :

  • Vote électronique : Pour Eva
  • Loi anti-terroriste : Clea
  • Carte MoBIB : GSI
  • Passeport électronique : GSI

Sans aucun doute, la mobilité et l’aménagement du territoire, c’est mon dada ! C’est donc tout naturellement que je commencerai, dans ce premier billet, par vous évoquer mes priorités dans ce domaine :

  • Tout d’abord, intégrer la gestion de l’espace et du mouvement. La région a fait l’objet de nombreux plans et études de gestion ( PRAS, IRIS 2, PPAS, ZIR, PCM,  …) soit de l’espace, soit de la mobilité, mais sans intégration de ces deux paramètres qui sont pourtant intimement liés. Il en résulte un manque de cohérence dans les politiques.
  • Agir tant sur la demande de mobilité que sur la mobilité elle-même. Nous nous déplaçons de plus en plus et c’est particulièrement vrai pour les familles avec enfants. Nombre de ces déplacements résultent de l’absence ou de la suppression de services de proximité de qualité (crèche, école, bureau de poste, académie, club sportif, commerces, …) ou encore de procédures administratives trop complexes. La mise en place de services de proximité apporte non seulement une solution à nos besoins d’hypermobilité, mais est aussi pourvoyeuse d’emplois non-délocalisables.
  • Offrir tant aux habitants de Bruxelles qu’à ceux qui y travaillent des transports en commun attractifs en terme de temps de parcours, de confort et de fréquences, et ce tant aux heures de pointe qu’aux heures dites « creuses ». La croissance du trafic automobile à Bruxelles est maintenant principalement le fait des Bruxellois. Si ceux-ci continuent malgré tout à acheter des voitures, cela veut dire qu’on ne répond pas correctement à leur besoins et c’est particulièrement vrai les soirs & week-ends.
  • Rééquilibrer l’utilisation de l’espace entre les différents moyens de transport. Recréer de la convivialité par l’aménagement de zones piétonnes et semi-piétonnes au sein des quartiers, tant au centre-ville que dans la première et seconde couronne. Attribuer en priorité l’espace aux transports en communs, aux voitures partagées, aux cyclistes et aux véhicules motorisés nécessaires (médecins, livreurs, aides à domicile, …)
  • Encourager les offres d’usage partagé de la voiture (Cambio, VAP, MYAUTO, …). A Bruxelles, les voitures individuelles sont utilisées, en moyenne, 1h par jour ! Le temps restant, elles encombrent la ville. Découpler l’usage de la propriété est d’autant plus une solution que nombre d’automobilistes dimensionnent leur voiture en fonction des quelques jours par an où ils partent en vacances.
  • Donner la priorité absolue aux transports en commun aux carrefours. Les trams, ne doivent s’arrêter qu’aux arrêts ou quand ils croisent d’autres trams !
  • Supprimer les no-bikes-land et créer de vraies pistes cyclables là où on a créé de véritables autoroutes urbaines. La petite et la grande ceinture sont de véritables barrières pour les cyclistes alors qu’elles sont bien assez larges pour y créer de vraies pistes cyclables.
  • Financer partiellement les investissements colossaux requis en matière de mobilité alternative par un péage urbain à l’entrée du pentagone.
  • Offrir une alternative à la voiture de société par le biais de la carte hypermobil. Cette carte à puce permettrais à son détenteur de voyager sur l’ensemble des réseaux de transport, de faire usage du taxi, du Thalys, du carsharing et d’acheter ou louer un vélo.
  • Intégrer le RER dans l’offre de mobilité intra-régionale. Tel que décrit dans le PRD, le RER doit autant servir les Bruxellois que les navetteurs. Ainsi, les 48 haltes RER prévues au PRD doivent être réalisées et déservies régulièrement par la SNCB ! La proposition faite récemment par Etienne Schouppe de ne déservir que 37 haltes et de dévier le trafic RER à l’est et l’ouest pour réserver la jonction aux trains IC-IR est en ce sens inacceptable. La priorité doit être donnée au RER et TGVs dans la jonction. A l’exception des trains touristiques, les trains IC-IR peuvent avoir leur terminus soit à la gare du Nord ou à la gare du Midi. Le développement du RER dans Bruxelles est une alternative financièrement raisonnable au métro dans bien des cas. A moindre frais, il serait possible de déservir correctement Forest, Schaerbeek et Uccle. Sans refinancement structurel de la région, le métro ne doit être envisagé que s’il n’y a pas d’autres alternatives, sans quoi son développement se fera au détriment du réseau de surface.
  • Abandonner le projet BILC, qui revient à installer un centre logistique routier transeuropéen à 4km de la Grand-Place ! Par contre, développer une plateforme de transbordement multimodale rail-route-eau afin de limiter au maximum la traversée de la ville par des semi-remorques.
  • Remplacer, dans les trains, les compartiments de 1ere classe par des compartiments « silence », sans distinction de tarif  par rapport à l’actuelle seconde classe. Permettre de monter à bord des trains avec son vélo sans supplément tarifaire.

Nombre de ces revendications sont d’ailleurs portées par le monde associatif uni sous la bannière de la plateforme SMOB ! En ce qui concerne le RER, je vous invite à lire leur communiqué ainsi que l’interpellation de Céline Delforge, au parlement régional.

à bientôt, pour un second billet sur l’innovation, les logiciels libres & la protection de notre vie privée.

Merci à Alex & Steve pour la relecture !

Certains trouvent que se déplacer une fois par an pour exprimer leur opinion, c’est déjà bien trop leur demander. Ils, ou d’autres, trouvent aussi que « les politiques ne pensent qu’à leur propre intérêt ». Mais que font-ils pour que cela change ! En ce qui me concerne, la politique, c’est faire des choix en fonction de priorités, dans l’intérêt de tous. En tant que citoyen, j’ai envie de participer à ces arbitrages, parfois très complexes. J’ai la chance de vivre dans un des trop rares pays où j’ai le droit de vous le demander. Ce droit implique pour moi le devoir d’être à la hauteur des attentes de l’ensemble des citoyens, tout en privilégiant toujours l’intérêt de la société par rapport à celui de l’individu.

Je ne suis assurément pas un professionnel de la politique et j’ai la naïveté de croire qu’il n’y a pas que de la place pour des professionnels en politique. Alors si vous aussi, vous estimez qu’il y a de la place pour des citoyens au parlement, vous savez ce qu’il vous reste à faire le 7 juin !

Je tenterai de vous expliquer mes priorités dans un prochain billet intitulé « Pour quoi faire ? »